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#8mars2018. Ethiopie: le groupe Yegna veut «multiplier le pouvoir des filles»

Par Eléonore Abou Ez@GeopolisAfrique | Publié le 08/03/2018 à 09H34, mis à jour le 08/03/2018 à 09H34

Le groupe éthiopien Yegna
Le groupe éthiopien Yegna  © Photo page Facebook du groupe Yegna

Cinq jeunes Ethiopiennes ont choisi de défendre la condition des femmes dans leur pays. Leur groupe musical, Yegna («Nous» en amharique), aborde les sujets sans tabous pour faire évoluer les mentalités.


Mariage forcé, excision, harcèlement sexuel… Yegna (prononcé Yenia) évoque tous les problèmes auxquels sont confrontées les jeunes filles éthiopiennes.
Depuis son lancement en 2013, le groupe, formé de cinq interprètes, a touché des millions de filles et de garçons à travers le pays.
 
Une inspiration Ethiopienne
«Quand je suis submergée par le doute, je refuse de baisser les bras. Je dis toujours que c’est possible malgré tous les obstacles.» Dans son dernier album, Endeswa, Yegna s’inspire du parcours de la championne olympique éthiopienne Tirunesh Dibaba pour donner envie aux jeunes filles de se battre. «Nous sommes là pour multiplier le pouvoir des filles et créer un avenir meilleur», souligne le groupe.

Vidéo mise en ligne sur YouTube par Yegna en décembre 2017

Pour le changement
Plus qu’un simple groupe de musique pop, Yegna est une mission pour faire évoluer la condition des femmes. Emissions radios, chaînes Youtube, série télévisée, concerts… Le groupe multiplie les productions et son impact est important. Sur la question du mariage forcé par exemple, la sensibilsation a été fructueuse comme le montre un sondage  réalisé auprès des auditeurs. 95% des personnes interrogées ont affimé qu'elles donneraient l’alerte si elles sont confrontées à ce problème.
En Ethiopie, près d’une fille sur cinq se marie avant 15 ans.

Yegna a pu exister et se développer grâce à une collaboration entre le Département britannique du développement international et la Fondation Nike. Depuis la perte d'un financement gouvernemental il y a un an, le groupe bénéficie de fonds privés britanniques et peut ainsi continuer à «multiplier la puissance des filles».