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Afrique: l'ONU s'inquiète d'une augmentation de l'insécurité alimentaire

Par Géopolis Afrique/AFP@GeopolisAfrique | Publié le 20/02/2018 à 13H47

Le directeur général adjoint FAO pour l'Afrique
Le directeur général adjoint de la FAO, Bukar Tijani, exprimant ses préoccupations au micro de l'AFP, le jour de l'ouverture de la 30e conférence régionale pour l'Afrique. © ASHRAF SHAZLY/AFP

Dès l'ouverture de la 30e conférence régionale pour l'Afrique, le directeur général adjoint de la FAO a annoncé sa préoccupation. Selon Bukar Tijani, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté de 200 à 224 millions sur le continent. Dans le même temps, il a tenu à se montrer optimiste en annonçant les chiffres d'une croissance économique en hausse, qui «crée des opportunités», a-t-il dit.


Environ 224 millions de personnes sont sous-alimentées à travers le continent africain, où le changement climatique et les conflits renforcent l'insécurité alimentaire, s'est alarmé un haut responsable de l'ONU.
 
S'exprimant lors d'une conférence sur l'Afrique à Khartoum, organisée par l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Bukar Tijani a indiqué que cette situation était un «sujet de préoccupation», alors que la population du continent devrait atteindre 1,7 milliard de personnes d'ici 2030.

Comment éradiquer la famine et l'insécurité alimentaire
En Afrique, «la sous-alimentation est passée de 21% à 23% environ entre 2015 et 2016», a ajouté le directeur général adjoint pour l'Afrique de la FAO, au premier jour de la 30e conférence régionale qui s'est ouverte le 19 février 2018.
 
«Au cours de la même période, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté de 200 à 224 millions. C'est un sujet de préoccupation pour nous tous», a-t-il poursuivi. Des centaines de représentants de pays africains participent à la conférence de cinq jours dans la capitale soudanaise pour discuter des moyens d'éradiquer la famine et l'insécurité alimentaire dans le continent.
 
La hausse de l'insécurité alimentaire est due aux changements climatiques avec son lot de catastrophes naturelles (inondations, sécheresses, mauvaises récoltes...) et aux conflits dans plusieurs pays comme en Somalie, au Soudan du Sud ou en République centrafricaine, a indiqué à l'AFP M.Tijani.

Des signaux positifs selon la FAO
Dans ces pays-là, «même quand la nourriture est disponible, les aliments sont (souvent) trop chers et ne peuvent atteindre les zones de conflit», selon lui.

FAO à Khartoum
Des produits africains exposés lors de l'ouverture de la 30éme conférence régionale pour le continent de la FAO, le 19 février 2018, dans la capitale soudanaise. © ASHRAF SHAZLY/AFP

Mais la croissance économique de l'Afrique est en hausse, et ses marchés agricole et alimentaire devraient atteindre mille milliards de dollars d'ici 2030, selon des estimations, créant des opportunités pour de nouveaux investissements, a-t-il conclu sur une note positive.