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Algérie: un attentat-suicide contre un commissariat fait deux morts à Tiaret

Par Géopolis (avec agences)@GeopolisAfrique | Publié le 31/08/2017 à 11H44, mis à jour le 31/08/2017 à 15H39

Carte situant Tiaret en Algérie
Carte situant Tiaret, en Algérie. © DR

Un policier et le kamikaze ont trouvé la mort à Tiaret (268,8 km au sud-ouest d’Alger) lors d’un attentat-suicide ce jeudi 31 août 2017. L’attentat n’a pas été encore revendiqué.


«Le kamikaze s’est fait exploser à 7h45 devant le siège de la sûreté de la wilaya, tuant deux policiers et blessant deux autres», précise une source de sécurité au site en ligne TSA.  Selon le bilan officiel, un policier et le kamikaze ont été tués dans cet attentat-suicide. Le kamikaze avait ciblé le commissariat de Tiaret, ville paisible jusque-là, à 268,8 km au sud-ouest d’Alger. 

 
Selon Le Matindz, l’explosion, qui intervient à la veille de l’Aïd, a été entendue par de nombreux habitants qui ont accouru vers le commissariat. «L'acte est l'œuvre d'un terroriste qui portait une ceinture explosive et qui, usant d'une arme, a voulu pénétrer dans l'enceinte du siège de la Sureté de wilaya. La riposte des policiers en faction a été prompte et l'un d'eux, dans un acte de bravoure, s'est jeté sur le terroriste pour freiner son élan à l'entrée du siège de la Sûreté, perdant la vie en même temps que le terroriste suite à l'explosion qui s'en est suivie», précise la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), citée par l’agence officielle APS, qui ne donne pas de bilan.


«La multiplication des opérations antiterroristes menées avec brio par les unités de l'armée a permis d'éliminer de nombreux terroristes et réseaux de soutien aux quatre coins du pays, mais eu égard à cet ignoble attentat, il y a lieu de rappeler que le terrorisme endeuille encore malheureusement les Algériens», s’indigne le pure-player. 

Ce n’est pas la première fois qu’un commissariat est pris pour cible en Algérie par des djihadistes. En février en 2017, une attaque-suicide avait été déjouée par un policier devant un commissariat de Constantine, dans l’est de l’Algérie. Ce dernier avait tiré sur la ceinture explosive portée par le kamikaze qui s’était alors déclenchée. 

Malgré l’adoption en 2005 d’une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la guerre civile qui a fait 200.000 morts pendant la «décennie noire» (années 1990), des groupes armés islamistes restent actifs dans l’est et le sud du pays et visent principalement les forces de sécurité.