Au Gabon, les pêcheurs sont étrangers et mal-aimés

Par Jacques Deveaux | Publié le 29/06/2018 à 09H35, mis à jour le 29/06/2018 à 09H35

Au Gabon, visiblement, les populations locales n'aiment pas le golfe de Guinée. Les pêcheurs qui s'aventurent en mer viennent du Nigeria ou du Bénin. Ces pêcheurs forment depuis un demi-siècle une petite communauté qui peine à faire reconnaître ses droits. Chassés du littoral, ils vivent le long des fleuves autour de Libreville.

  • Pêcheurs en pirogue
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    Pêcheurs en pirogue

    Les Gabonais ne sont guère attirés par la haute mer et ne s’aventurent pas dans le périlleux golfe de Guinée. Aussi, depuis des dizaines d’années, la pêche est entre les mains de Nigérians et de Béninois. Au départ illégale, leur activité assure aujourd’hui les deux tiers des captures de poissons du Gabon. © Steve Jordan/AFP

  • Le village
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    Le village

    A la fois lieux de vie, ports de déchargement de la pêche, chantiers navals et zones de transformation du poisson... les pêcheurs ont besoin de ces villages posés le long du fleuve à la périphérie de Libreville. © Steve Jordan/AFP

  • Les enfants se baignent au port
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    Les enfants se baignent au port

    Mais posséder la terre est une autre histoire. Régulièrement, les villages des pêcheurs sont détruits et les communautés expulsées. «La Grande poubelle», du nom de l’ancienne décharge de la banlieue de Libreville, regroupe aujourd’hui près de 3000 personnes. Mais pour combien de temps? Le site a été déclaré d’utilité publique et tôt ou tard, les pêcheurs devront s’en aller. © Steve Jordan/AFP

  • Jeune garçon à sciure
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    Jeune garçon à la sciure

    Dès leur plus jeune âge, les enfants sont sur l’eau. Ils apprennent à naviguer et à manier les filets, et à nager bien sûr. Mais l’activité est aussi à terre. Le fumage du poisson est indispensable pour la conservation. Il faut aller récupérer la sciure dans les scieries. © Steve Jordan/AFP

  • Le chantier
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    Le chantier

    Mais la vie de ces pêcheurs repose bien sûr sur la ressource halieutique. Or, les zones de pêche se réduisent. En 2017, le président Bongo a annoncé la création de neuf parcs marins et de onze réserves aquatiques afin de protéger la diversité. Si les pêcheurs ont désormais des titres de séjour, c'est le poisson qui pourrait venir à manquer. © Steve Jordan/AFP