Au Maroc, sous les déchets, la plage

Par Laurent Filippi (avec AFP) | Publié le 24/07/2018 à 09H20

Malgré de nombreuses initiatives et des campagnes de communication pour garder les plages marocaines propres, celles-ci restent désespérément sales.

Six photos de Fadel Senna illustrent ce propos.

  • Depuis 2001
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    Depuis 2001,

    les autorités marocaines ont lancé plusieurs initiatives pour garder les plages propres. D’autant plus que les revenus du tourisme estival sont un gain important pour ce pays de 35 millions d'habitants. La Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement organise chaque année une opération Plages propres et des spots de sensibilisation sont diffusés à la télévision. Pourtant, les bords de mer de la capitale marocaine Rabat restent d’une rare saleté, jonchés de mégots et de détritus divers, explique l’AFP. © FADEL SENNA / AFP

  • Malgré poubelles portant l’inscription
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    Malgré des poubelles portant l’inscription

    «Gardez votre ville propre» le long de la petite plage des Oudayas, à deux pas de la vieille ville de Rabat, il y a plus de déchets par terre que dans les sacs plastique. «Malheureusement, les gens ne réalisent pas l'importance de garder les plages propres», se désole un jeune homme. Aux Oudayas, «les agents de collecte nettoient la plage de fond en comble dès le matin, mais le soir, les baigneurs la laissent encore plus sale», assure un responsable municipal. «Il faudrait peut-être utiliser des mégaphones pour sensibiliser les gens et embarrasser les pollueurs», poursuit-il. © FADEL SENNA / AFP

  • Chaque été
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    Chaque été,

    la presse marocaine publie des reportages révoltés sur l'état de différentes plages de l'Atlantique et de la Méditerranée. Et les réseaux sociaux ne sont pas en reste. «Les gens sont dégueus», «il n'y a pas de police de l'environnement», «faudrait plus de poubelles et les vider tous les matins»… sont quelques-uns des messages publiés sur la page Facebook du collectif Save Casablanca. © FADEL SENNA / AFP

  • Mais si sable est sale
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    Mais si le sable est sale,

    la «situation n'est guère meilleure une fois sous l'eau», fait remarquer un nageur. Pourtant, selon le secrétariat d'Etat chargé de l'Environnement, l'analyse de 165 plages a montré cette année que 97% des eaux étaient «conformes aux normes de qualité microbiologique» en début d'été, contre 72% en 2002. Mais seules 21 des 40 plages qui ont candidaté cette année au label international Pavillon bleu ont été jugées en conformité avec les critères requis: qualité de l'eau, aménagement et gestion, sécurité, information et éducation. © FADEL SENNA / AFP

  • Mohamed el-Machkour dit «Hamouda» 45 ans
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    Mohamed el-Machkour dit «Hamouda», 45 ans,

    président de l'association sportive Al Marjane, confirme ce constat: «On assiste ces dernières années à une hausse de la pollution des eaux en raison d'un manque de sensibilisation. (…) Nous ne prétendons pas au nettoyage intégral des eaux de la mer et du fleuve, mais nous voulons faire passer un message sur l'importance de la protection de l'environnement, surtout pour les jeunes et les enfants.» Après deux heures sous l'eau, les plongeurs remontent en brandissant des détritus en tout genre, barres de fer, bouteilles en plastique, déchets domestiques. © FADEL SENNA / AFP

  • Cette année encore
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    Cette année encore,

    de nombreuses initiatives vont essayer d’éduquer les gens. Pour encourager les gestes citoyens, les ambassades des pays scandinaves ont organisé début juin une opération de nettoyage collectif sur la plage des Oudayas. Et début juillet, une association locale a invité des plongeurs bénévoles à curer les fonds de la marina de Salé, port de plaisance situé sur le fleuve Bouregreg, en face des Oudayas. © FADEL SENNA / AFP