Au Pakistan, les femmes grandes perdantes des élections

Par Laurent Filippi | Publié le 26/04/2013 à 09H10, mis à jour le 26/04/2013 à 09H10

Illustration Au Pakistan femmes grandes perdantes élections
Des partisanes du Muttahida Qaumi Movement (mouvement national uni, MQM), 4e force politique du Pakistan, lors d’une réunion publique à Karachi, le 20 avril 2013.
© AFP PHOTO / Rizwan TABASSUM

Les élections législatives pakistanaises du 11 mai de 2013 marquent la première transition démocratique du pays. Cependant, les femmes risquent de ne pas pouvoir voter, en raison des pressions des talibans et des tabous culturels dans certaines régions ultraconservatrices.

Plus de 85 millions d'électeurs sont inscrits sur les listes électorales, 48 millions d'hommes et 37 millions de femmes.
 
En 2008, sur 28.000 bureaux de vote destinés aux femmes, 564 étaient restés vides, car les chefs de village leur avaient interdit de s’y rendre.
 
Ces bureaux étaient principalement situés dans le  Khyber Pakhtunkhwa, province du nord-ouest à la lisière de l'Afghanistan, où les talibans et groupes apparentés à al-Qaïda sont installés. Au final, seuls 10 à 15% des femmes avaient pu participer au scrutin.
             
Le purdah, pratique de ségrégation entre hommes et femmes, reste la tradition en vigueur dans ces régions. Les femmes doivent s’habiller en burqa, un vêtement qui recouvre intégralement le corps. Mais de plus, il leur est interdit de sortir non-accompagnées d’un homme de la famille.
 
Dans ces conditions, les femmes ne possédant pas de papiers d'identité, il leur est extrêmement difficile d’aller à l’encontre de la volonté de leur mari. Ceux-ci préfèrent les laisser confinées à l’intérieur des maisons que de prendre le risque d’être confrontés aux talibans.
 
Malgré tout, un très mince espoir se fait jour pour ces femmes avec, pour la première fois, la présence d’une candidate, Badam Zari.
 
Au Pakistan, 60 des 342 sièges de l'Assemblée nationale sont réservés aux femmes et attribués de façon proportionnelle. Plus un parti remporte de sièges, plus il peut choisir de députées.
 
En dehors de cette proportionnelle, quelques dizaines de femmes seulement figurent parmi les 4.671 candidats aux élections. Les femmes peuvent donc rarement voter directement pour l'une des leurs.
              
Pour mettre fin à ces contraintes, la Commission électorale avait proposé qu'il soit obligatoire qu'au moins 10% des femmes aient voté dans une circonscription pour valider un résultat local. Mais cette réforme a été rejetée par les parlementaires.
 
La Commission va essayer d'appliquer à la lettre une loi qui autorise jusqu'à trois ans de prison et/ou une amende de 50 dollars pour quiconque empêche une personne de voter.
 
Cette mesure permettra peut être à certaines d’entres elles de remplir leur acte citoyen et enfin de faire avancer la démocratie.          
Plus de 85 millions d'électeurs sont inscrits sur les listes électorales, 48 millions d'hommes et 37 millions de femmes.
 
En 2008, sur 28.000 bureaux de vote destinés aux femmes, 564 étaient restés vides, car les chefs de village leur avaient interdit de s’y rendre.
 
Ces bureaux étaient principalement situés dans le  Khyber Pakhtunkhwa, province du nord-ouest à la lisière de l'Afghanistan, où les talibans et groupes apparentés à al-Qaïda sont installés. Au final, seuls 10 à 15% des femmes avaient pu participer au scrutin.
             
Le purdah, pratique de ségrégation entre hommes et femmes, reste la tradition en vigueur dans ces régions. Les femmes doivent s’habiller en burqa, un vêtement qui recouvre intégralement le corps. Mais de plus, il leur est interdit de sortir non-accompagnées d’un homme de la famille.
 
Dans ces conditions, les femmes ne possédant pas de papiers d'identité, il leur est extrêmement difficile d’aller à l’encontre de la volonté de leur mari. Ceux-ci préfèrent les laisser confinées à l’intérieur des maisons que de prendre le risque d’être confrontés aux talibans.
 
 
Malgré tout, un très mince espoir se fait jour pour ces femmes avec, pour la première fois, la présence d’une candidate, Badam Zari.
 
Au Pakistan, 60 des 342 sièges de l'Assemblée nationale sont réservés aux femmes et attribués de façon proportionnelle. Plus un parti remporte de sièges, plus il peut choisir de députées.
 
En dehors de cette proportionnelle, quelques dizaines de femmes seulement figurent parmi les 4.671 candidats aux élections. Les femmes peuvent donc rarement voter directement pour l'une des leurs.
              
Pour mettre fin à ces contraintes, la Commission électorale avait proposé qu'il soit obligatoire qu'au moins 10% des femmes aient voté dans une circonscription pour valider un résultat local. Mais cette réforme a été rejetée par les parlementaires.
 
La Commission va essayer d'appliquer à la lettre une loi qui autorise jusqu'à trois ans de prison et/ou une amende de 50 dollars pour quiconque empêche une personne de voter.
 
Cette mesure permettra peut être à certaines d’entres elles de remplir leur acte citoyen et enfin de faire avancer la démocratie.