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Togo,  Afrique

Au Togo, l'opposition hausse le ton

Par Jacques Deveaux@GeopolisAfrique | Publié le 12/09/2012 à 10H01, mis à jour le 15/11/2012 à 16H02

Manifestation à Lomé 11 août 2012.
Manifestation à Lomé le 11 août 2012. © AFP/Emile Kouton

Depuis plusieurs mois les manifestations se succèdent au Togo. L'opposition réclame des changements dans le code électoral avant les législatives théoriquement prévues en octobre. Le Togo est dirigé par le président Faure Gnassingbe. Porté au pouvoir par l'armée, il a remporté les élections en 2005 et 2010.

A Lomé, les opposantes à Faure Gnassingbé ne manquent pas d’imagination pour se faire entendre. Depuis le 3 septembre 2012, elles manifestent quotidiennement à partir de midi dans les marchés de la ville avec des casseroles et des ustensiles de cuisine pour faire le plus de bruit possible. Par ces actions, auxquelles se joignent des marchandes et des clientes, elle réclament le départ du pouvoir du président.


Vidéo diffusée par LeTogoVi, le 5 septembre 2012

Cela fait plusieurs semaines que les militantes du collectif  Sauvons le Togo, regroupant les principaux partis d'opposition et des associations citoyennes du pays, diversifient leurs actions. Après avoir appelé fin août à une grève du sexe, elles avaient baissé leur pantalon devant les forces de l'ordre en guise de provocation lors d’une manifestation à Lomé.

Le 21 août 2012, les forces de l'ordre ont dispersé plusieurs milliers de personnes dans la capitale togolaise faisant plusieurs blessés, selon l'opposition. La manifestation avait été interdite au motif qu'elle se déroulait dans un quartier à forte activité commerciale.


Mise en ligne par LeTogoVi

Le président togolais Faure Gnassingbe a succédé à son père Gnassingbe Eyadema, lui-même resté 38 ans au pouvoir. Faure Gnassingbe avait été porté au pouvoir par l'armée, avant de remporter les élections en 2005 et 2010.

Certains partis d'opposition demandent que les élections soient retardées pour permettre des réformes préalables. Le collectif Sauvons le Togo exige notamment l'abrogation de nouvelles dispositions du code électoral adoptées par l'Assemblée nationale sans consensus dans la classe politique.

Les opposants accusent le chef de l'Etat de vouloir se maintenir au pouvoir grâce à des réformes électorales de circonstance. Ils souhaitent notamment une limitation du mandat présidentiel avec effet immédiat.