Martin Schulz, « M. 100% » [Revue de presse 20/03]

©Markus Schreiber / AP

Guten Morgen !

Ce n’était encore jamais arrivé dans l’histoire du parti: Martin Schulz a été élu à la tête du SPD avec 100% des voix. Il ne lui a manqué aucune des voix des 605 délégués réunis hier après-midi. « Ce résultat est un prélude à la conquête de la chancellerie », s’est réjoui Martin Schulz. L’ancien président du parti, Sigmar Gabriel, qui avait remporté 74,27%, lui a donc laissé sa place. Un élu du SPD promet un avenir meilleur : « le temps de plomb est passé », c’est maintenant le temps de Martin Schulz. Pour un peu on dirait le messie, ironise la Bild ce matin. Le quotidien populaire ne fait pas mystère de ses préférences, il tire à boulet rouge contre le candidat du SPD: « c’est un sorcier, Martin le magicien ! II réussit à faire oublier ses longues années passées au milieu des technocrates de Bruxelles, le petit maire de Würselen nous éblouit ! […] Il tire de son chapeau un projet de réforme de l’Agenda 2010. Cela sonne juste mais ça va affaiblir le marché du travail. Schulz va devoir passer à la vitesse supérieur, car à la fin ces 100% ne l’aideront pas à sortir Angela Merkel de la chancellerie ».

Erdogan a franchi la ligne rouge

L’Allemagne a reproché au président turc d'avoir « franchi un limite » en accusant personnellement la chancelière allemande, Angela Merkel, de pratiques « nazies », alors que les relations entre les deux pays ne cessent de s'envenimer. En Allemagne et dans d’autres pays européens, des réunions électorales destinées à la campagne d’Erdogan pour son référendum du 16 avril, ont été annulées. Le président turc avait déjà affirmé faire face à des pratiques dignes du nazisme en Europe. Dimanche, il est allé encore plus loin en s'en prenant nommément à la chancelière allemande. « Quand on les traite de Nazis, cela ne leur plaît pas. Ils manifestent leur solidarité. En particulier Merkel », a déclaré Erdogan dans un discours télévisé. « Mais tu as recours en ce moment précis à des pratiques nazies », a-t-il ajouté. « Nous sommes tolérants mais nous ne sommes pas des imbéciles », lui a sèchement répliqué le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel dans le quotidien allemand Passauer Neue Presse. « J'ai donc fait savoir très clairement à mon homologue turc qu'une limite avait été ici franchie » suite aux propos « choquants » de M. Erdogan, a-t-il ajouté, sans préciser toutefois quelles seront les conséquences. La vice-présidente du parti conservateur CDU, Julia Klöckner, a demandé larrêt des subventions européennes « qui se montent en milliards d'euros » en faveur de la Turquie, prévues pour l'aider à se rapprocher de l'UE. 

La Norvège « pays le plus heureux du monde »

La Norvège détrône le Danemark comme « pays le plus heureux du monde » dans le World Happiness Report 2017 du Réseau des solutions pour le développement durable (SDSN), un programme mondial lancé par les Nations unies en 2012. Sur les 150 pays étudiés, la Norvège, le Danemark et l’Islande se placent sur le podium tandis que l’Allemagne est en 16ème position et la France 31ème. « Les pays heureux sont ceux qui jouissent d'un équilibre sain entre la prospérité, mesurée de manière conventionnelle, et le capital social, qui signifie un degré de confiance élevé dans une société, des inégalités faibles et la confiance dans le gouvernement », a expliqué Jeffrey Sachs, directeur du SDSN et conseiller spécial du secrétaire général de l'Onu. Le classement est établi en fonction de six facteurs : produit intérieur brut par habitant, espérance de vie en bonne santé, liberté, générosité, aide sociale et perception de la corruption dans le gouvernement ou les affaires.

Bonne journée !

Toute l'équipe du bureau de Berlin.

Publié par Amaury Guibert / Catégories : Non classé