[Revue de presse] Barack Obama accorde des dernières réductions de peines

A moins de deux jours de la fin de son mandat, Barack Obama offre des réductions de peines et son pardon à plus de 250 prisonniers, "le plus souvent des vendeurs de drogues," selon Charlie Savage dans son article pour le New York Times. Ce nombre s'élève à 273 pour le Washington Post, "en tout, le président a réduit les peines de prison de 209 personnes et en a pardonné 64 autres". Le Wall Street Journal quant à lui, annonce que Barack Obama a offert son pardon à 212 prisonniers.

273 prisonniers ont reçu des réductions de peines ou le pardon du président selon le site officiel de la Maison-Blanche dans une déclaration faite mardi, "aujourd'hui, 273 prisonniers ont appris que le président leur avait donné une seconde chance". Cela vient à nous demander si tous les médias Américains vérifient leurs sources?

Site internet de la Maison-Blanche

Site internet de la Maison-Blanche

Néanmoins, tous se mettent d'accord pour dire que depuis 2014, Barack Obama a réduit des peines de prison à 1385 individus. "Plus que n'importe quel autre président," affirment le Washington Post et le Wall Street Journal dans une formulation de phrase exactement identique.

Tous concentrent leurs articles sur une lanceuse d'alerte qui a fait beaucoup parler d'elle ces dernières années: Chelsea Manning, une ancienne analyste du renseignement de l'armée Américaine.

Chelsea Manning

Chelsea Manning

En 2010, elle avait envoyé à Wikileaks des documents militaires classifiés secrets, et avait été jugéee par la justice militaire qui "lui a donné la plus longue peine de prison jamais donnée par les États-Unis pour des lanceurs d'alertes" écrit le New York Times. Elle devait rester en prison 35 ans.

Ces journaux citent également le républicain Paul Ryan, Président de la Chambre des représentants, "C'est tout simplement scandaleux" a-t-il déclaré.

Le NYT  explique avec plus de détails l'avis de Paul Ryan quant à la décision du président. Le journal le cite également lorsqu'il dit que c'est une décision qui met en danger la sécurité nationale. "Président Obama laisse maintenant derrière lui l'idée que ceux qui compromettent notre sécurité nationale ne seront pas tenus responsables pour leurs crimes" dit-il dans une déclaration à la presse mardi 17 janvier.

Un haut responsable de l'administration d'Obama défend la décision de ce dernier en expliquant que Chelsea Manning avait compris et avait déjà payé pour son crime. Il s'exprime au Wall Street Journal  sous le couvert de l'anonymat pour des raisons de sécurité, "Chelsea Manning est quelqu'un qui a accepté la responsabilité de ses actes".

Le Président-élu Donald J. Trump avait expliqué en 2010 vouloir la peine de mort pour Manning.

Lorsque Chelsea Manning a été arrêtée en 2010, elle s'appelait Bradley Manning à ce moment-là, explique le Washington Post. Seulement 24 heures après son arrestation, Chelsea Manning a expliqué être transsexuelle et voulait qu'on l'appelle par son nouveau prénom: Chelsea.

Elle avait commencé à prendre des hormones pour avoir petit à petit l'apparence d'une femme. Lorsque sa peine a été exécutée, elle n'avait pas encore eu sa chirurgie de réattribution sexuelle.

Le New York Times déclare qu'elle avait été envoyée dans une prison pour hommes au Kansas, "la décision d'Obama était de sauver Madame Manning, qui a essayé de se suicider deux fois l'année dernière, alors qu'elle se retrouvait en situation difficile en tant que transsexuelle dans une prison pour hommes".

Chelsea Manning est déjà emprisonnée depuis 7 ans et sera libérée le 17 mai prochain.

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Le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal ont brièvement parlé de James E. Cartwright, un général de l'armée Américaine qui avait menti au FBI lorsqu'il avait donné des informations classées secrète à des journalistes à propos du programme nucléaire iranien. Cartwright faisait partie de l'équipe de sécurité Nationale de l'administration Obama et se considérait comme proche du président.

Il avait plaidé coupable lors de son procès et sa sentence devait être prononcée avant la fin du mois. Il n'aura donc passé aucun jour en prison, explique le New York Times.

Clémentine Boyer Duroselle

[Revue de presse] Et si un hallucinogène devenait un nouveau remède contre la dépression?

Le New York Times et le Washington Post du jeudi 1er Décembre 2016 parlent de deux études scientifiques  qui pourraient révolutionner les traitements pour les patients atteints de cancers, souffrant également de dépression et de crises d'angoisse.

"Une étude sur les hallucinogènes joue un nouveau rôle pour les drogues illégales," titre le New York Times.

Le Washington Post à l'inverse fait les gros titres sur un remède pour les crises d'angoisse, sans mentionner qu'il s'agit d'un remède concernant uniquement pour les patients atteints de cancers: "des psychédéliques ont été découvert pour réduire les crises d'angoisses," explique le quotidien.

Ce médicament en question est le psilocybin, un ingredient trouvé dans les champignons hallucinogènes, il a un effet immédiat sur la dépression et l'angoisse chez les patients atteints de cancers. "Le psilocybin était illégal aux Etats-Unis pendant plus de quarante ans," explique le New York Times, parce qu'il fait parti des drogues dites 'dures'.

Cette situation fait encore polémique aux Etats-Unis, certains chercheurs sont pour l'utilisation de cette drogue thérapeutique, "Il est temps de prendre les traitements psychédéliques en psychiatrie et oncology sérieusement," explique David Nutt, un psychiatre à Imperial College à Londres, lors d'une interview au Washington Post.

Bertha Madras, psychologue à l'école de médecine de Harvard explique au journal qu'il y a déjà une épidémie d'overdose dû à l'opioïde, un analgésique morphinique. Laurie McGinley, du Washington Post va encore plus loin, et a interviewé un autre chercheur qui se positionne contre l'utilisation du psilocybin.

Joshua Gordon, directeur de l'Institut National  pour la Santé Mentale  explique que ce genre de substances peuvent avoir des effets dramatiques sur le corps, "certaines personnes vont essayer de prendre ces médicaments sans l'avis d'un médecin pour voir si ça marche, et c'est vraiment quelque chose qu'il faut qu'on évite".

Le New York Times se positionne en faveur du psilocybin comme traitement médical. Le journaliste auteur de l'article a majoritairement reçu des témoignages de chercheurs voulant mettre ces méthodes en avant.

Le journal explique que 80% des patients atteints de cancers ont montré des signes d'encouragement, ils se sentaient moins déprimés et les crises d'angoisse avaient nettement diminuées.

Jan Hoffman, journaliste pour le New York Times présente le cas d'Octavian Mihai, 25 qui est en rémission du lymphome de Hodgkin, un cancer qui touche le système immunitaire. Lorsqu'il a commencé à être en rémission, il est devenu paranoique, pensant que son cancer allait revenir, il est tombé dans un dépression sévère et a essayé de régler ses problèmes avec l'alcool. Lorsqu'il a commencé le psilocybin, l'effet a été immédiat. Mihai dit que ce médicament lui a changé la vie "j'ai eu une épiphanie!" dit-il au journaliste. 

Des chercheurs aux Etats-Unis mais également en Europe font des recherches pour que le psilocybin ait également des effects positifs sur l'alcoolisme et l'addiction au tabac. Dr. Stephen Ross, le chef du service addiction et psychiatrie à New York University explique au New York Times, que les personnes atteintes de cancer, suivi par de sévères depressions et qui nécessitent de l'aide immédiatement, trouvent en le psilocybin le médicament idéal. "Encore plus pour ceux qui sont à haut risque de commettre un suicide".

 

Clémentine Boyer Duroselle

 

[Revue de presse] Changement climatique: désespoir des habitants d'Alaska

 

Le New York Times du mardi 29 novembre consacre une double page aux habitants d'Alaska qui se retrouvent obligés de fuir leurs villes pour survivre.

Erica Goode est connue au New York times pour ses grands reportages. Cette fois-ci elle raconte l'histoire du petit village de Shaktoolik, à l'ouest de l'État, qui se bat pour survivre.

Le changement climatique les affecte directement; tempêtes, montée des eaux, vents violents qui détruisent les habitations... "Les énormes tempêtes sur la côte ouest sont différentes de celles de Miami ou New Orleans. Elles sont beaucoup plus fortes, les ouragans peuvent atteindre la catégorie 1 (sur 5), et leurs diamètres sont dix fois plus gros, donc elles couvrent une plus large zone et durent plus longtemps," explique Robert E. Jensen, un chercheur de l'organisation Army Corps of Engineer Research and DevelopmentCenter.

Les habitants de Shaktoolik pensent que ces tempêtes sont de plus en plus fréquentes et puissantes, selon Erica Goode .Cependant, ces tempêtes ne sont pas la raison principale des inquiétudes des alaskains, le littoral subit l'effet direct de la montée des eaux, " l'eau arrive presque à leurs seuils de porte," explique le New York Times.

La hausse des températures est la première conséquence des émissions massives de gaz à effet de serre. Les glaciers fondent à une vitesse inattendue, ce qui fait de l'Alaska une cible facile.
La ville a déjà été déplacée trois fois par le gouvernement Américain, cependant les localisations n'ont en aucun cas réglés le problème et coûtent plus de 200 000€ à la ville et au gouvernement  à chaque fois.

Maintenant, les habitants doivent choisir entre rester dans le village et trouver un moyen pour lutter contre la montée des eaux, ou bien déménager une quatrième fois."Le gouvernement a choisi des lieux qui mettent ce village à la merci des tempêtes sévères," explique la journaliste du New York Times.

Cette fois-ci, Shaktoolik a choisi de rester où elle est et de construire des barrages et protections pour ses habitants en cas de montée des eaux.

Clémentine Boyer Duroselle

[Revue de presse] "Etes-vous prêt à mourir?" dit un chauffeur de bus d'école, peu avant l'accident mortel

Johnthony Walker, 24 ans conduisait quotidiennement un bus scolaire, transportant une douzaine d'enfants dans la petite ville rurale de Chattanooga dans le Tennessee. Lundi 21 novembre, alors qu'il avait pour mission de déposer ces enfants chez eux après l'école, il a provoqué un accident mortel.
Jasmine Mateen explique à CBS News que sa fille, présente dans le bus au moment de l'accident, lui a raconté après coup que Walker avait dit sur le ton de la rigolade: "êtes-vous prêt à mourir?". "Ma fille m'a dit que juste avant que le bus se retourne, il avait accéléré dans le virage", explique Mateen. Sa fille, 6 ans s'éteindra quelques heures plus tard à l'hôpital, de la suite de ses blessures.

Le conducteur aura au total tué cinq enfants entre 5 et 10 ans, et blessé 24, qui sont à ce moment même encore hospitalisés. Non, ils n'étaient pas prêts à mourir.

Walker a été accusé de cinq chefs d'accusation pour homicide routier, et mise en danger d'autrui. ce dernier conduisait à plus de 50 km/h au-dessus de la limite imposée, selon la police locale en charge de l'investigation. Walker a été empriosonné sous une caution de 107 500 $ pour une comparution devant le tribunal le 29 novembre prochain selon CBS News.

Dans une interview pour le Washington Post, Ed Wilson, un témoin de l'accident raconte qu'il pouvait "entendre les enfants crier et pleurer, ils essayaient en même temps de ce sortir du bus" par les fenêtres puisque le bus était renversé sur le côté.

Gwenevere Cook, la mère du conducteur du bus a expliqué à CNN mardi 22 novembre que son fils lui avait envoyé un message peu de temps après l'accident pour lui dire qu'il l'aimait et qu'il venait juste de vivre un "accident dramatique"."Il essayait d'aider les enfants à sortir du bus, ils étaient tous blessés, il y avait du sang partout." dit-elle à la chaine de télévision Américaine.

Selon The national Highway Trafic Safety administration (L'Administration nationale de la sécurité routière), sur un total de 480 000 bus scolaires aux États-Unis, il y aurait eu 134 morts cette année: "seulement 8% de ces fatalités sont des passagers de bus, la plupart d'entre eux sont des cyclistes et piétons".

 

Clémentine Boyer Duroselle

[Revue de presse] Le rêve américain est-il déjà un lointain souvenir?

Leurs parents sont souvent Mexicains, ces enfants sont arrivés aux États-Unis très tôt dans leur enfance, ont suivi leurs scolarités dans le pays, parlent couramment anglais, et pourtant... 750 000 d'entre eux se retrouvent menacés d'expulsion.

C'est l'histoire que le Wall Street Journal raconte dans son édition du lundi 21 novembre. "Les rêveurs ont peur du futur," titre l'article de Miriam Jordan.

Ces "dreamers" comme disent les Américains bénéficient d'un programme d'immigration ordonné par le président Obama et mis en place en 2012. Le ‘Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA)’ permet aux enfants arrivés dans le pays illégalement avant leur seizième anniversaire et avant juin 2010 de bénéficier d'un visa particulier.

Ce visa également appelé "DACA'" leur permet de travailler sur le territoire américain pendant deux ans, il est renouvelable une fois et les bénéficiaires de DACA ne peuvent pas être expulsés, cependant ils ne peuvent pas non plus recevoir la nationalité américaine.

Le Wall Street Journal raconte l'histoire de Maria Xirun, originaire du Guatemala. Elle est arrivée aux États-Unis avec sa famille lorsqu’elle n’avait que 4 ans. "Sans DACA, je vais perdre ce job que j'adore, je pourrais être expulsée," dit-elle au journal. Maria est une jeune femme de 21 ans vivant à Los Angeles, elle est tétanisée à l'idée que Trump pourrait éliminer ce programme.

En effet, le président élu avait assuré pendant sa campagne présidentielle, qu'à son arrivée à la Maison-Blanche, il éliminerait immédiatement les actions exécutives de l'administration Obama, dont le programme DACA fait parti. "Mr Trump, s'il vous plaît, ne m’enlevez pas ce programme, " prie Maria dans sa voiture.

Le cas de Maria n'est pas isolé, Le Wall Street Journal explique que de nombreux immigrants se demandent s'ils pourront rester dans ce pays ou s'ils peuvent même renouveler leurs visas de deux ans. " Beaucoup se demandent s'ils doivent renouveler leur statut, parce que la participation à ce programme coûte 500 dollars", écrit le quotidien.

S'ils renouent leur DACA mais que Donald Trump annule ce programme, ils perdront leur argent. Si Donald Trump décide de finalement l’approuver, les immigrants pourraient déjà avoir quitté leurs emplois pour retomber dans l'illégalité, dans la peur d’être expulsés.

" Aucun président ne devrait avoir à abandonner des emplois dans le pays pour des gens qui n'ont aucun droit d'être ici," explique Dan Stein, Président de la Fédération pour la Réforme de l'immigration Américaine.

Les républicains sont opposés à cette réforme, certains États, comme le Michigan, empêchent même les bénéficiaires de DACA, qui sont maintenant immigrants légaux, d’avoir un permis de conduire américain. 221 républicains (sur 431 membres) de la chambre des Représentants ont voté en 2013 pour cesser de financer cette réforme.

Le New York Times a également écrit à ce sujet le 19 novembre dernier. Le journal a interviewé Daniel Garza, Président de l'Initiative Libre, une organisation conservatrice qui défend les immigrants latinos. "Ces enfants vont être exposés si DACA est annulé, et c'est vraiment injuste," explique Garza au New York Times, " on devrait garder les familles ensemble, pas les séparer. "

Clémentine Boyer Duroselle

[Revue de presse] Adam Crapser: adopté il y a 38 ans et se retrouve expulsé vers son pays d’origine

Il fait partie des 35 000 adoptés qui n’ont jamais reçu la nationalité américaine lors de leurs adoptions aux États-Unis. Ses parents adoptifs n’avaient jamais complété les documents de l'immigration américaine pour que leur fils devienne citoyen.

Les médias américains s’arrachent tous l’histoire de cet homme de 41 ans, qui va devoir vivre dans un pays qui n’est pas le sien, loin de sa famille, dont il ne connaît pas la culture et n’en parle pas la langue.

Pourquoi est-ce-que le gouvernement américain n'a pas reconnu les enfants étrangers adoptés aux États-Unis comme citoyens américains? Notre article du 21 septembre dernier revient sur le couac du système d’immigration américain et la responsabilité des parents dans cette affaire. Les enfants adoptés aux Etats-Unis entre les années 1950 et 1980 n'ont pas reçu la nationalité américaine.

Jusqu'à récemment, Adam Crapser vivait à Vancouver dans l'État de Washington avec sa femme enceinte, et ses deux filles. “Il était barbier mais avait décidé de devenir père au foyer”, écrit le Washington Post.

Adam Crapser et sa famille. (Photo credit: AP Photo/Gosia Wozniacka)

Adam Crapser et sa famille. (Photo credit: AP Photo/Gosia Wozniacka)

Adam Crapser a été expulsé vers son pays d’origine jeudi matin selon l’AFP. Il serait arrivé à Séoul, la capitale de la Corée du Sud “à bord d’un vol commercial et escorté par des officiers de justice du Département de la Sécurité Intérieure américaine”, explique l’Agence de Presse Française.

Le New York Times daté du jeudi 17 novembre consacre un article à sa mère, Kwon Pilju. À 61 ans, elle essaye d'apprendre l'anglais avant l'arrivée de son fils. “J’ai tellement de choses à lui dire, je veux lui dire que je suis infiniment désolée. Mais c’est une cause perdue, je ne connais pas l’anglais et il ne peut pas parler coréen,” dit-elle.

Kwon Pilju attend l'arrivée de son fils en Corée du Sud. Crédit Photo/ le New York Times

Kwon Pilju attend l'arrivée de son fils en Corée du Sud. Crédit Photo/ le New York Times

Elle avait dû abandonner Adam à l'âge de trois ans, après avoir fui un mari violent et vivant dans la pauvreté extrême. Kwon Pilju n’a pas arrêté de penser à son fils pendant ces 38 ans séparés l’un de l’autre.

Choe Sang-Hun, auteure de l'article, raconte que la mère d’Adam Crapser a décoré une chambre dans sa petite maison pour son fils qui restera vivre avec elle. Elle se sent toujours coupable d’avoir abandonné son enfant en pensant tout simplement lui offrir une vie meilleure. Elle n’avait aucune idée, qu'en réalité les parents adoptifs de son fils le battaient et l’avaient abandonné alors qu’il n’était encore que mineur. “Je n’avais jamais imaginé qu’il aurait eu ce genre de vie difficile,” raconte-t-elle au journal américain, “j’aurais dû le garder avec moi (...) ce que j’ai fais est un péché impardonnable.”

 

Clémentine Boyer Duroselle

[Revue de presse] Le New York Times s'en prend à Donald Trump, ce dernier contre-attaque

Le New York Times (NYT) qui est délibérément contre le président élu, Donald J. Trump, lui accorde 6 pages et 12 articles décortiquant son programme, ses idées et son comportement dans une section appelée "le 45e président". Mr. Trump, déjà en conflit avec le journal, a répliqué dans une série de tweets critiquant la ligne éditoriale du New York Times.

Background check - Vérification des antécédents

Mr. Trump et Mr. Giuliani, ancien maire de New York, sont amis de longue date. Ils se rencontrent régulièrement dans les soirées mondaines de la haute sphère de New York. Mr. Giuliani était un fervent défenseur du Parti Démocrate jusqu'en 1970 où il s'est rabattu du côté des Indépendants. Ce n'est que 10 ans plus tard, dans les années 80, qu'il est officiellement devenu Républicain.

Rudy Giuliani est pressenti pour le poste de secrétaire d'État de l'administration Trump. C'est là que le NYT attaque. Mr Giuliani a travaillé avec le groupe d'opposition du gouvernement Iranien Mujahedeen Khalq, réputé marxiste, "acceptant de l'argent alors que ce groupe était sur la liste des terroristes au département d'État," explique le NYT.
Le journal se questionne également sur le choix de Donald J. Trump qui offre à l'ancien maire un poste à la Maison Blanche.

Le journal explique que James A. Thurber, directeur du Center for Congressional and Presidential Studies à American University, pense que son passé devrait le disqualifier pour un tel poste : "cela créer un conflit d'intérêts avec les chefs d'Etats des pays avec qui il a travaillé," explique Thurber au NYT.

Behind the scenes - Les coulisses

"Je suis le seul qui connait les noms des finalistes," déclare Trump dans un tweet après avoir reçu des critiques et des appels de mécontents, disant qu'il prenait trop de temps pour choisir les candidats aux postes importants de son administration.

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Tweet de Donald J. Trump: " Comme je décide de mon cabinet et de pleins d'autres postes, c'est un processus très organisé. Je suis le seul qui connaitt les noms des finalistes."

Au sein même du parti, les politiques se font la guerre pour avoir les positions les plus convoitées. Et au contraire, certains membres du Parti républicain refusent de s'investir dans l'administration Trump, créant un drame dans le parti. "Il y a quelques complications dans ce processus parce que Donald J. Trump, qui n'a pas d'expérience en politique ou à Washington, [...] n'a pas beaucoup de contacts avec les politiques des administrations du père et du fils Bush (ndlr: Trump ne peut donc pas s'en inspirer)", écrit le NYT.

Policy directions - Les directions politiques

"Pendant sa campagne présidentielle, Donald J. Trump a éreinté le Département des anciens Combattants, le sommant de "désastreux" et de "département le plus corrompu des États-Unis".
Le NYT donne tout de suite le ton. Ce département rencontre en effet quelques difficultées de gestion et de finance.
"Donald J. Trump sera-t-il capable de le sauver?", se demande le quotidien.
Selon le NYT, l'administration Trump voudrait prouver que les idées républicaines en matière de santé publique sont bien meilleures que les idées démocrateslaissant complètement de côté l'amélioration des soins de santé pour les vétérans.

Le département des anciens Combattants sert en moyenne 6 millions de vétérans par an. Cela coûte à l'Etat plus de 170 milliards d'euros chaque année.

Trump compte bien prendre soin des anciens combattants et veut augmenter le budget qui lui ait accordé chaque année. Cependant il veut faire cela en augmentant le prix de l'assurance pour les vétérans. Ces derniers devront donc dépenser plus chaque année pour leurs soins de santé, sachant que 1,4 millions d'entre eux vivent déjà sous le seuil de pauvreté.

C'est là que le journal attaque le nouveau président élu, expliquant que, encore une fois, il ne s'occupe pas des Américans dans le besoin et favorise ceux qui ont une situation bien plus aisée.

Changing the rules - Changer les règles

Mr. Trump veut défaire ce que Barack Obama a construit pendant ses 8 ans à la Maison Blanche. Cette situation n'est arrivée qu'une seule fois dans l'histoire de la politique américaine. Le NYT explique qu'environ 150 règles (exécution des lois) pourraient être ainsi modifiées. "Des douzaines de réglements importants que l'administration Obama a récemment passée pourraient être annulées d'un coup de stylo par Donald J. Trump et les républicains qui contrôlent le Congrès," explique le journal.

Voici les principaux changements que le nouveau président républicain pourrait faire:

  • Modifier des lois environnementales (Rappel: Donald J. Trump pense que le réchauffement climatique est un hoax inventé par les Chinois
  • Annuler une régulation sur la nourriture et les médicaments interdisant les savons anti-bacterientsdangereux pour la santé 
  • Obligation pour les entreprises de fournir des arrêts maladie à leurs employés
  • Annulation des prêts étudiants pour ceux dont les universités ont fait faillite

Tweet de Donald J. Trump: " Je dois décider de mon Cabinet et d'autres postes, c'est un processus très organisé.

Tweet de Donald J. Trump: " Incroyable, le NYT est en train de perdre des milliers d'abonnés à cause de leurs mauvais et faux reportage sur le 'phénomène Trump'."

Climate policy - Politique environnementale

Les dirigeants de nombeux pays s'inquiètent de voir arriver Donald J. Trump à la tête des États-Unis. Le New York Times se demande si Trump reculera face à l'accord de Paris qui engage plus de 190 pays à développer des projets pour combattre le réchauffement climatique

Selon le quotidien américain, les ambassadeurs présents mardi dernier lors d'une réunion  à Marrakech au Maroc, étaient choqués de l'élection du candidat républicain
Salaheddine Mezouar, ministre des affaires étrangères au Maroc compte sur les Etats-Unis pour s'investir dans ce projet de protéger notre environement. "On veut évidemment voir les États-Unis avec nous dans ce projet. Ils ont un poids énorme et pourraient avoir un réel impact," explique-t-il. 
Lorsque Hillary Clinon était secrétaire d'Etat pendant le premier mandat de Barack Obama, elle s'était engagée à ce que les Etats-Unis investissent plus de 100 milliards d'euros chaque année pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique. Sans le soutien financier des USA, "la majorité des contributions financières seraient enlevées," dit Mr. Mezouar.

 

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Tweet de Donald J. Trump: " L'article de l'incompétent NYT a des transitions complétement nulles. Ca ne va pas en douceur. Aussi, j'ai parlé à pas mal de chefs d'Etats."

 

 Clémentine Boyer Duroselle

Seulement 3 millions d'habitants, mais l'Iowa sera le centre du monde ce soir.

Revue de presse: Iowa mon amour

Impossible d'y échapper. L'actualité américaine du jour est concentrée sur un petit état rural de 3 millions d'habitants dans le Midwest: L'Iowa. Républicains et démocrates y tiennent ce soir la première étape du marathon des primaires qui doivent désigner leurs candidats pour l'élection présidentielle.

  • Suivez le déroulement du caucus et l'annonce des résultats en direct sur ce blog, Twitter et Facebook, grâce à nos 4 journalistes présents sur place.

En attendant, du côté de la presse américaine...

Les insiders des deux partis parient sur Donald Trump et Hillary Clinton

Le site web spécialisé Politico.com a demandé à ses sources à l'intérieur des partis quels étaient leurs favoris pour le caucus de l'Iowa, sans surprise, Hillary Clinton et Donald Trump sont les favoris. Du côté des démocrates, Hillary Clinton remporte une très vaste majorité de ces educated guesses. Sur 30 analystes démocrates, 26 lui prédisent la victoire (87%) contre 4 pour Bernie Sanders.
Les républicains sont nettement plus partagés. Parmi 40 membres du parti républicain, Donald Trump est donné gagnant par 22 analystes (55%), 16 parient sur Ted Cruz (40%) et 2 sur Marco Rubio (5%).

Politico.com: Pour les analystes républicains et démocrates, Trump et Clinton vont remporter l'Iowa. (anglais)

Mais au fait...Pourquoi c'est important l'Iowa? Réponse: Parce que c'est important, l'Iowa.

3 millions d'habitants à peine dans un état rural, encore moins de votants dans les caucus, une écrasante majorité de blancs, pas de villes majeures...A priori, rien ne devrait faire de l'Iowa un rendez-vous si important pour les candidats à la candidature présidentielle. D'autant plus que la différence entre le premier et le troisième du caucus peut tenir à moins de 4000 voix!
Dans un long article, Andrew Prokop de Vox explique comment l'Iowa a progressivement gagné sa place comme état crucial, l'attention des médias nourrissant l'importance de l'état pour les candidats et vice-versa. "Il faut respecter l'absurdité de l'Iowa, ou il vous rendra fou" prévient un stratège républicain.

Vox: Pourquoi le caucus de l'Iowa compte? Parce que tout le monde pense qu'il compte. (anglais)

D'ailleurs...Bernie Sanders doit vraiment gagner ce soir

Par comparaison à la primaire républicaine, ou quatre ou cinq candidats ont encore leurs chances (Trump, Cruz, Rubio, Bush, voire même Carson ou Kasich...), les primaires démocrates sont un modèle de simplicité. Une favorite: Hillary. Un outsider: Sanders.
Selon Josh Vorhees de Slate, Sanders joue à quitte-ou-double dès ce soir. Même s'il est parvenu à lever 20 millions de dollars en janvier pour maintenir sa campagne en vie financièrement, Sanders a absolument besoin d'une victoire - ou au moins d'une défaite très serrée - pour créer un effet boule de neige avant l'arrivée dans les états les plus peuplés.

Slate: Ce qu'il faut surveiller ce soir dans l'Iowa (anglais)

Mais...Le New York Times a choisi Hillary (et John Kasich)

Bonus (pas vraiment) surprise pour Hillary. Presque à la veille du scrutin, le journal le plus prestigieux des Etats-Unis a officiellement annoncé son soutien pour l'ancienne Secrétaire d'Etat. Dans un éditorial dithyrambique, le New York Times a annoncé que son équipe éditoriale avait choisi de supporter Hillary Clinton "une des candidates les plus qualifiées pour le poste de l'Histoire récente" plutôt que Bernie Sanders qui n'aurait pas "l'expérience ou les idées d'Hillary Clinton".

Dans un deuxième éditorial, le comité éditorial affiche une forte préférence pour John Kasich, le gouverneur de l'Ohio et candidat le plus modéré chez les républicains et le "seul choix plausible pour les républicains fatigués de l'extrémisme affiché dans cette course."

New York Times: Le New York Times supporte Hillary Clinton (anglais)

 

Les inégalités de salaires entre hommes et femmes sont devenus un sujet central de la campagne pour l'élection présidentielle. Crédit : Pete Souza

Revue de presse : Obama doit annoncer un plan contre les inégalités salariales en fonction du sexe et des origines

Tous les jours de la semaine, retrouvez la revue de presse américaine :

Obama doit annoncer des mesures pour lutter contre les discriminations salariales en fonction du sexe et des origines

La Maison blanche devrait annoncer ce vendredi de nouvelles mesures pour contraindre les entreprises à dévoiler les salaires de leurs employés, en fonction de leur origine ethnique et de leur sexe. L'annonce s'inscrit dans une initiative du président Obama pour promouvoir l'égalité des salaires entre hommes et femmes, un sujet dont se sont saisis à plusieurs reprises les candidats démocrates à l'élection présidentielle. Les mesures s'appliqueraient aux entreprises qui emploient plus de 100 personnes.

NYT : Obama agit pour étendre une règle visant à mettre fin à l'inégalité des salaires hommes/femmes (anglais)

Manifestation anti-gouvernement dans l'Oregon : l'occupation du parc Malheur continue malgré l'arrestation du leader

Quatre manifestants anti-gouvernement continuent d'occuper le parc naturel de Malheur dans l'Oregon, malgré l'arrestation de leur leader et de 7 d'entre eux mercredi.

Depuis début janvier, le groupe d’hommes armés proteste contre l’emprisonnement de deux ranchers pour pyromanie et braconnage, en occupant le parc naturel. Les membres du groupe qui ont été appréhendés devraient comparaitre ce vendredi devant une cour fédérale.

Un des protestataires est mort pendant l'arrestation. Le FBI a a rendu publique jeudi la vidéo de l’opération, dans laquelle on voit l’homme de 54 ans, porte-parole du mouvement, refuser de coopérer avec les policiers, et être abattu.

Reuters : Les occupants de l'Oregon restent terrés après que le FBI publie la vidéo de la fusillade (anglais)

Débat entre Républicains : pas de vainqueur, Trump fait cavalier seul

Jeudi soir, les candidats républicains à la Maison blanche se sont affrontés dans un débat diffusé sur la chaîne Fox News, sans Donald Trump, pourtant en tête des sondages. Le milliardaire a en effet boycotté le dernier débat avant le début des primaires du parti, afin de protester contre ce qu'il estime être un traitement injuste de la part de Fox News. Donald Trump est notamment en conflit avec l'une des présentatrices du débat, Megyn Kelly, qui l'a accusé de sexisme (et que Trump a qualifiée de "bimbo").

Le magnat de l'immobilier était malgré tout sur scène, quelques kilomètres plus loin, pour récolter des fonds à destination des vétérans. Pendant ce temps-là à Des Moines, les 7 autres candidats ne se sont pas trouvés de vainqueur. Ted Cruz et Marco Rubio se sont largement affrontés. Jeb Bush était "comme un protagoniste de Shakespeare qui vagabonde dans une sitcom de Charlie Sheen" selon le chef du service politique de Politico, et "a été vraiment mieux qu'à l'accoutumée" selon un journaliste du New York Magazine.

NYT : Qui a gagné le débat républicain ? Les critiques jugent Ted Cruz plat, mais Jeb Bush meilleur (anglais)

Quant au neurochirurgien Ben Carson, il s'est fendu d'une citation inoubliable sur Poutine : "Putin is a one-hourse country : oil and energy" :

meme carson poutine

La publication d'un nouveau lot des emails d'Hillary Clinton est repoussée

Le département d'Etat va publier 2 000 mails de l'ancienne ministre des affaires étrangères ce vendredi, mais a repoussé la publication du dernier lot de messages électroniques, équivalent à 7 000 pages. La raison de ce retard : le département d'Etat a omis de transmettre les mails à d'autres agences gouvernementales (celles-ci doivent également examiner les message). Sans compter la tempête de neige de cette semaine, qui a provoqué la fermeture des institutions fédérales.

La publication des emails est donc reportée à après la primaire du New Hampshire.

Hillary Clinton est accusée d'avoir utilisé son adresse email personnelle au lieu de celle du département d'Etat lors de son mandat de ministre des affaires étrangères. Elle affirme ne pas avoir partagé d'informations sensibles sur son serveur personnel

The Hill : Le département d'Etat doit publier quelques emails de Clinton vendredi ; des milliers toujours remis à plus tard (anglais)

Rihanna sort un nouvel album, "Anti" : 1 million de téléchargements en 14 heures

Depuis huit ans, chaque année, en novembre, Rihanna sort invariablement un album. Mais pas en 2015. "Anti", Le huitième opus de la chanteuse, dont la sortie avait d’abord été annoncé pour l’été de l’année dernière, puis pour novembre, pour enfin être disponible ce mercredi sur le site de streaming Tidal, créé par le rappeur Jay-Z et qui peine à émerger dans le marché bondé de la musique en streaming.

Disponible sur la plateforme en téléchargement gratuit pendant 24h, Tidal affirme que l’album a été téléchargé 1 million de fois en 14 heures, et compte déjà 13 millions d’écoute. "Anti" n’est pour l’instant disponible que sur internet, et aucune sortie physique n’a été prévue. Une stratégie de promotion inverse de celle d’Adele, qui a refusé que" 25" soit disponible sur toutes les plateformes de streaming légales.

WSJ : Le nouvel album de Rihanna : "Anti" peut-il donner un coup de pouce au service de streaming de Jay-Z, Tidal, qui est en difficulté ? (anglais)

 

Les nouvelles formes de Barbie. (Photo Mattel)

Revue de presse: Barbie a de nouvelles formes

Barbie a de nouvelles formes

C'est une révolution dans le monde des jouets. Mattel, le fabricant de Barbie, a annonce que la légendaire poupée aurait désormais trois nouvelles formes: "pulpeuse" (curvy), "grande" (tall) et "petite". Le magazine Time consacre sa couverture hebdomadaire à Barbie et titre: "On peut arrêter de parler de mon corps maintenant?"

Cette évolution de la part de Mattel arrive après que Barbie a été accusée à de nombreuses reprises de promouvoir une image irréaliste, voire dangereuse, du corps des femmes. Mais, comme le note Time, les nouvelles Barbie représentent aussi un risque pour Mattel. "Barbie a été le symbole d'une certaine forme de la beauté américaine pour des générations, avec une image de marque au niveau de celle de Mickey" note le magazine. Mais les ventes de Barbie étaient en chute libre depuis plusieurs années et ces nouvelles poupées sont un effort de la part du fabricant pour moderniser Barbie et se reconnecter avec sa clientèle. S'il n'est pas trop tard...

Time: Barbie a de nouvelles formes. (anglais)

Virus Zika: L'OMS déclare qu'une épidémie aux Etats-Unis est imminente

Après l'Amérique du Sud, l'Amérique du Nord? Zika a atteint un niveau épidémique en Amérique du Sud et rien ne semble enrayer sa progression vers le nord. Des cas isolés ont été repérés dans 21 états américains. Selon la directrice générale de l'Organisation Mondiale de la Santé "Le niveau d'alerte est extrêmement élevé" aux Etats-Unis et le seuil épidémique est "imminent". Le Center for Disease Control d'Atlanta a d'ores et déjà pris des mesures pour identifier et tester les nourrissons qui pourraient être atteints.

Pour un adulte en bonne santé, le virus Zika est une forme de fièvre tropicale relativement bénigne. En revanche, il pourrait être lié à des cas de microcéphalie - des enfants nés avec une tête de taille inférieure à la normale - lorsqu'il est contracté par une femme enceinte. Comme le virus se transmet par piqûre de moustique, l'hiver américain freine sa progression. Mais le CDC s'attend à une "explosion" du nombre de cas au printemps.

Washington Post: Virus Zika: l'OMS déclare qu'une épidémie aux Etats-Unis est imminente, le CDC publie des procédures temporaires pour dépister les nourrissons. (anglais)

Obama "vise la lune" avec une nouvelle task-force contre le cancer

Barack Obama a lancé hier une nouvelle "task-force" de la Maison Blanche, dédiée à la lutte contre le cancer. Le vice-président Joe Biden, dont le fils Beau est mort d'un cancer du cerveau l'année dernière, sera en charge de diriger ce nouvel organisme. Joe Biden sera à la tête d'un effort qu'il veut comparable à l'aventure spatiale vers la lune dans les années 60.

Sans faire de promesses, Barack Obama a appelé les américains à croire que le cancer pouvait être soigné. "Pour tout les êtres chers que nous avons perdu, pour les familles que nous pouvons toujours sauver, faisons de l'Amérique le pays qui a soigné le cancer" a déclaré le président. Au total, 13 agences gouvernementales feront partie de cette nouvelle équipe, dont la première réunion aura lieu lundi.

New York Times: Obama fait le premier pas dans un "tir vers la lune" contre le cancer. (anglais)

L'association "Wounded Warrior Project" accusée de gaspiller l'argent des dons

Le Wounded Warrior Project (WWP) est sans doute l'association d'aide aux vétérans la plus connue des Etats-Unis. Mais une enquête de la chaîne de télévision CBS accuse l'association de gaspiller l'argent de ses donations, notamment en dépensant des sommes colossales sur son fonctionnement et ses campagnes marketing.

Pour l'année 2014, le WWP a reçu plus de 300 millions de dollars de donations. Mais selon CBS, là ou d'autres associations dépensent entre 90 et 95% de leur budget pour les vétérans, le WWP n'en dépense que 60%. Selon des employés, l'association dépense "sans compter" pour son personnel, avec des stages de team-building dans des hôtels cinq étoiles, et ses campagnes de communication.

CBS: Le Wounded Warrior Project accusé de gaspiller l'argent de ses dons. (anglais)

Joseph Fiennes "choqué" d'avoir été choisi pour jouer Michael Jackson

La chaîne de télévision anglaise Sky Arts a annoncé avoir choisi l'acteur anglais (et blanc) Joseph Fiennes pour jouer Michael Jackson dans un téléfilm d'une trentaine de minute. L'annonce ne concerne pas une superproduction hollywoodienne, mais elle tombe au milieu d'une polémique sur le racisme dans le domaine du cinéma. Depuis plusieurs jours, de nombreuses célébrités appellent au boycott des Oscars pour le manque d'acteurs et réalisateurs noirs dans la sélection de 2016. Les réseaux sociaux n'ont pas tardé à réagir pour critiquer le casting de Joseph Fiennes.

Le téléfilm est une comédie, sur le supposé road-trip entrepris par Michael Jackson, Elizabeth Taylor et Marlon Brando, coincés à New-York après les attentats du 11 septembre, rapporté par Vanity Fair. "C'est une comédie légère, il n'y a pas d'intention malveillante derrière [ce casting]" selon Joseph Fiennes, qui convient toutefois: "Je suis un mec blanc de la classe moyenne de Londres. Je suis aussi choqué que vous par ce choix."

BBC: Joseph Fiennes "choqué" d'être choisi pour jouer Michael Jackson. (anglais)