[Vidéo] Les entreprises Américaines relocalisent leurs production dans le pays

Plus des deux tiers des entreprises Américaines se relocalisent sur les terres de l'oncle Sam depuis 2012 selon le magazine Financial Times.

Ces sociétés trouvent plusieurs bonnes raisons de déménager leurs usines aux Etats-Unis; déduction d'impôts proposées par l'ancien président Barack Obamamain-d'oeuvre plus qualifiée, machines à la pointe de la haute technologie, et le choix des clients d'acheter de plus en plus local, quitte à y mettre le prix.

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Cette vague de relocalisation a débuté bien avant que Donald J. Trump ait décidé que les entreprises américaines devraient produire dans le pays, sous peine d'amende. Pendant ce temps-làDonald J. Trump et sa fille Ivanka Trump continuent de produire leurs produits en dehors des États-Unis.

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Depuis 2012, 65% des entreprises ont commencé à relocaliser leur production aux États-Unis, dont 28% d'entre elles qui avaient des usines en Chine.

Le nouveau président Américain a promis lors de sa campagne de punir les grandes entreprises américaines qui produiraient à l'étranger, en les attaquant directement sur twitter. Parmi les plus célèbres, il y a FordGénéral Motors et Apple.

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Notre équipe de France 2 Washington est allée à la rencontre de ces patrons qui ont choisi de se relocaliser aux États-Unis, et cela n'a aucun rapport avec la nouvelle politique de Donald J. Trump.

 


BLOG - RELOCALISATION by ftv-geopolis

Un reportage signé Jacques Cardoze, Laurent Desbois, Andréane Williams et Arielle Monange

Clémentine Boyer Duroselle

Trump, Twitter, les robots nazis et l'avenir de l'humanité

"Bush a fait le 11-Septembre et Hitler a fait un meilleur travail que le singe que nous avons maintenant. Donald Trump est notre seul espoir". Ceci est un tweet de Tay. Il n'a fallu que 16 heures pour que cette adorable robot "adolescente" créée par Microsoft devienne une militante nazie acharnée. Tout ça parce que Tay apprend de ses conversations avec les internautes. Merci les twittos!

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Internet est sombre et plein de terreurs. On ne peut pas y lâcher une jeune bot naïve, de peur qu'une meute de trolls sauvages en fassent l'une d'entre eux. Ceci dit, il y a des leçons à tirer des mésaventures nazies de Microsoft. Le passage de Tay du côté obscur est dû aux interférences des utilisateurs, pas à un défaut de concept. 40 millions de personnes discutent régulièrement avec la version chinoise de Tay, Xiaolce, sans aucun problème.

En bref, les robots sociaux ne sont pas prêts de disparaître.

La preuve par Donald Drumpf

En 2015, Gawker décide de créer un bot Twitter appelé @ilduce2016, qui tweete des citations de Benito Mussolini deux fois par jour à Donald Trump. Un troll couronné de succès le 28 février dernier, quand le candidat républicain retweete le bot.

« Nous avons eu l’idée du bot Mussolini car nous pensions que Trump retweeterait absolument tout, qu’importe si la source est douteuse, à partir du moment où elle le lui demande », a expliqué le rédacteur en chef de Gawker. Un joli troll, mais @ilduce2015 est un outil très stupide qui suit ses instructions à la lettre. Pas plus sophistiqué le bot pénible qui spamme votre boîte mail ou les vieux chatbots (comme la "psychothérapeute" Eliza) très faciles à tromper.

Pour comparer, prenez @DeepDrumpf, créé par le chercheur Brad Hayes du MIT. Deep Drumpf est un bot qui utilise les tweets et les discours de Donald Trump pour apprendre à parler comme lui. Sans instruction de départ, @DeepDrumpf est devenu un pastiche très convainquant. Mais comme @DeepDrumpf n'interagit pas avec les utilisateurs, la seule manière de le rendre raciste et intolérant serait d'avoir un modèle raciste et intolérant. (Oups...)

@ilduce2016 et @DeepDrumpf sont deux robot au but similaire: moquer le milliardaire. Mais seul @DeepDrumpf est capable d'apprendre de ses efforts. @ilduce2016 a été programmé fasciste, Tay l'est devenue toute seule comme une grande. Une différence majeure, au coeur d'une course technologique effrénée dans la Silicon Valley.

La course à l'intelligence artificielle

En plus de Microsoft, Google, Facebook et Amazon ont eux aussi leurs programmes de robots intelligents, et les rivalités sont féroces.

Pendant que Microsoft subissait la déroute Tay, Google connaissait un triomphe avec la victoire de son robot AlphaGo sur le meilleur joueur de go au monde. Aussi éloignés que soient leurs but, les deux robots sont codés avec le même principe, le deep learning. Ils peuvent apprendre par eux-même et progressivement égaler ou dépasser les capacités humaines dans des domaines jusqu'ici inaccessibles aux bots.

Mais pourquoi aurait-on besoin de discuter avec des robots? Pourtant, le pouvoir de bots intelligents dans un monde dominé par Twitter et Facebook pourrait être colossal.

Par exemple, des bots de la génération précédente ont déjà été utilisés pour étouffer des opposants politiques en Egypte ou au Mexique. En Ukraine, face un spam infernal de bots du Kremlin les indépendantistes avaient appelé Mark Zuckerberg à l'aide.

Mais ces bots sont des débutants. A la place, imaginez un vrai bot fasciste. Pas le mécanique @ilduce2016 ou Tay l'idiote. Une Stasi en algorithmes, capable de surveiller et d'attaquer des opposants politiques sur les réseaux sociaux et d'apprendre à le faire de mieux en mieux à un rythme que les humains ne peuvent pas suivre.

Pour éviter ce scénario catastrophe, une véritable communauté de codeurs de bot s’est formée : il existe un Bot Summit et un hashtag de ralliement (#botALLY). Des dizaines de blogs, d’essais et de conversations cherchent à établir la ligne éthique de la création de bots. Parker Higgin, qui programme des bots, explique à Motherboard : « Il est très simple de concevoir des robots qui n’insultent jamais. Il faut juste ajouter une ligne de code, et je pense que c’est vraiment le minimum à faire… »

 

A.S avec T.L

Emmanuel Macron, le ministre de l'économie, était présent au CES, la grand messe des innovations technologiques qui se tient chaque année à Las Vegas.

A Las Vegas, les startups françaises ont fait leur show pour le CES 2016

Avec 190 startups, la France représentait le deuxième plus gros contingent, derrière les Etats-Unis, du Consumer Electronic Show (CES) - le salon annuel dédié aux innovations technologiques du quotidien, qui s'est tenu du 6 au 9 janvier à Las Vegas.

Dans l'Eureka Park, l'enceinte réservée aux startups, les entrepreneurs français sont venus s'afficher auprès des investisseurs étrangers et lever les fonds nécessaires pour continuer à développer leurs entreprises.

Jacques Cardoze et Laurent Desbois sont allés à leur rencontre :

Aucun secteur n'est épargné par les récentes évolutions technologiques. Bientôt, c'est le secteur de la santé qui sera lui aussi bouleversé, grâce à la médecine à distance.

Côté cosmétiques, France 2 a rencontré des entrepreneurs français qui misent sur la personnalisation des produits :

L'innovation n'épargne donc aucun secteur... ni aucune catégorie de la population, y compris les enfants :

Le gouvernement français soutient les startups françaises. Celles-ci ont pu compter sur un ambassadeur de choix au CES : Emmanuel Macron. Le ministre de l'économie y défendait les couleurs de la "French Tech", un label créé par le gouvernement il y a deux ans pour promouvoir l'innovation à la française. Wired note par ailleurs que 22 des startups françaises présentes dans l'Eureka Park ont bénéficié de subventions publiques pour se rendre à Las Vegas.

Yann LeCun, Martin Destagnol et David Fattal font partie de ces cerveaux français que les Américains s'arrachent.

Ces cerveaux "made in France" qui ont la cote aux Etats-Unis

Alors que la bonne santé du marché du travail américain se confirme - avec 5% de chômage et près de 300 000 emplois créés en décembre 2015 - les Etats-Unis attirent de nombreux cerveaux français. Et c'est réciproque.

Une bonne formation, des financements publics pour les start-ups : voici les atouts qui font l'attrait des Français dans les entreprises américaines qui développent les technologies du futur.

Nous avons rencontré trois petits génies français qui travaillent sur des bijoux de tech outre-Atlantique : Yann LeCun, directeur de l'intelligence artificielle chez Facebook. Martin Destagnol, qui a créé une start-up en France qui a été rachetée par des investisseurs américains. Et David Fattal, qui a co-fondé Leia, une start-up basée en Californie, qui travaille notamment sur des hologrammes diffusables sur mobile.

Un reportage de Valérie Astruc, Laurent Desbois, Régis Massini, Fabien Ortiz et Arielle Monange :

Vol en propulsion autour de la statue de la liberté, à New York. Crédit : JetPack Aviation

La vidéo du jour : Il vole autour de la statue de la liberté avec un sac à dos à propulsion

La semaine dernière, un homme s'est envolé au dessus de l'Hudson River à New York grâce à un petit bijou de technologie : le jetpack, un genre de sac à dos à propulsion.

C'est l'un des créateurs de l'engin qui s'y est collé. Son exploit a été filmé pour assurer la promotion de la société qui a fabriqué l'appareil, JetPack Aviation. La vidéo :

Pour sa lancer dans l'épopée, la société a dû recueillir l'approbation des autorités américaines de l'aviation, indique le communiqué de presse de JetPack Aviation. Dix ans de travail ont été nécessaires pour mettre la technologie au point.

Mais ne vous emballez pas, le jetpack n'est pas encore disponible à la vente.

Crédit : JetPack Aviation

Crédit : JetPack Aviation

L'appli d'échange de photos a 5 ans

La success story d’Instagram : de l’app gratuite à plateforme de pub

Kevin Systrom a été bercé par les nouvelles technologies. Sa mère a travaillé pour la startup Monster.com et pour le service de partage de voitures Zipcar. Après avoir obtenu son diplôme de la prestigieuse université de Stanford, en Californie, il devient développeur de logiciels. Il fait alors ses classes au cœur de la Silicon Valley, ce berceau de la tech américaine, dans des sociétés comme Google, raconte Fortune.

Kevin Systrom

Kevin Systrom

Il y a 5 ans, Kevin Systrom s’allie à son ami Mike Krieger, également diplômé de Stanford, pour créer un réseau social nommé Burbn. Un seul service qui s’avère populaire sur Burbn : l’échange d’images.

Le duo basé à San Francisco va alors se concentrer sur une application gratuite de partage de photos. Son nom : Instagram, pour « Instant Telegram » (télégramme instantané). Sa particularité : proposer des « filtres » qui modifient les photos, inspirés des appareils Holga. Couleurs et contrastes sont altérés pour donner aux images une touche vintage ou pop art. Kevin Systrom a alors 26 ans, et son partenaire, 24 ans.

L’idée d’un réseau social d’échanges d’images est notamment basée sur l’expérience de Kevin Systrom à Stanford, où il partage les photos prises durant les fêtes organisées par les membres de sa « sororité » avec les autres membres.

Instagram connait un succès fulgurant : 25 000 inscrits en 24 heures. Après un mois, ils sont 1 million. En 2012, Facebook achète la société pour environ 1 milliard de dollars, faisant de Kevin et Mike des multi-millionnaires.

Crédit : johnnymip via Flickr

Crédit : johnnymip via Flickr

L’app compte alors 30 millions d’inscrits. Elle affirme aujourd’hui compter 400 millions d’utilisateurs actifs par mois, la majorité résidant en dehors des Etats-Unis. Ceux-ci publient plus de 80 millions de photos par mois, toujours selon la société.

Instagram compte bien rentabiliser son grand nombre d’usagers, grâce à la publicité. Cette année, la poule aux œufs d’or devrait rapporter presque 600 millions de dollars de revenus publicitaires à Facebook, selon une étude d’eMarketer repérée par le Wall Street Journal.

A l'occasion des 5 ans de l'application, France 2 est partie à la rencontre de Kevin Systrom, aujourd’hui PDG d’Instagram, au siège de Facebook à Menlo Park, en Californie :

Un reportage de V. Astruc, F.Stenneler, S. Lafuente, L. Desbois, M. Barrois, J-P. Pasteur et A. Monange.

Vue d'artiste du passage de New Horizon près de Pluton (NASA).

New Horizons survolera Pluton dans quelques heures!

Ces jours-ci, il fleure comme un parfum de XXème siècle à la NASA. Un bref retour aux grands projets de la Guerre Froide, l'exploration des zones inconnues de l'espace pour l'avancement des sciences et le prestige de la nation. « To boldly go where no soviet has gone before. »

Après un voyage de plusieurs milliards de kilomètres lancé en 2006, la sonde américaine New Horizon passera au plus près de Pluton, la dernière « planète » à ne pas avoir été visitée par l'humanité. Voici un petit résumé des indispensables sur cet événement historique.

Ça se passe quand?

New Horizon sera au plus près de Pluton demain à 7:49 Eastern Standard Time, c'est à dire à 13:49 heure française. Mais attention, ce n'est pas aussi simple. Pour pouvoir effectuer ses mesures, la sonde va être orientée face à Pluton, ce qui l'empêchera de communiquer avec la Terre. La Nasa devra ensuite réorienter son antenne vers la Terre pour envoyer les données collectées.

L'agence spatiale attend les premiers paquets de données vers 9h EST (15h en France) et les premières photos au plus près de la planète seront diffusées dans la foulée.

Réplique de New Horizons au musée de l'air et de l'espace à Washington. La sonde est surnommée affectueusement « le piano à queue ».

Ça se passe où?

Pluton se trouve en ce moment à 5,8 milliards de kilomètres de la Terre, et s'éloigne progressivement du Soleil. La « planète », dont l'orbite dure 248 a atteint sa périhélie - le point le plus proche du soleil - en 1989. Pendant des décennies à compter de ce jour, elle ne cessera de s'éloigner de la Terre et du Soleil. L'occasion de l'explorer était donc unique.

Pour y arriver, New Horizon a du voyager 9 ans, avec au passage un effet slingshot autour de Jupiter, utilisant la gravitation de la géante gazeuse pour accélérer jusqu'à 14 kilomètres par seconde.

Pourquoi c'est important?

Pour certains - comme l'auteur de ce blog - l'esprit épique de l'exploration de l'espace suffit. Mais si vous avez besoin de basses raisons pratiques, soit!

Pluton et son satellite Charon sont des objets si loin du soleil que la température moyenne à la surface de la « planète » oscille entre -233°C et -223°C. Si froid que la plupart des corps qui les composent n'ont presque pas évolué depuis 4,6 milliards d'années, contrairement aux planètes plus proches du soleil. Les scientifiques espèrent donc, à travers la composition du sol et de l'atmosphère de Pluton, trouver des indices sur les origines de la Terre et des autres planètes du système solaire.

Mieux, si New Horizon reste opérationnelle après son survol de Pluton, la Nasa pourrait brûler le peu de carburant qu'il lui reste pour l'envoyer vers certains corps intéressants de la ceinture de Kuiper - la gigantesque ceinture d'astéroïdes aux frontières du système solaire - dans l'espoir de collecter plus d'indices. C'est une des raisons pour laquelle New Horizon ne fera que survoler Pluton plutôt que de se mettre en orbite autour de la « planète ».

Comment peut-on le suivre?

De multiples possibilités existent pour suivre l’événement en direct sur internet. Le site internet de la NASA publiera les images de Pluton en continu et alimentera le fil Twitter de la mission en direct.

Autre possibilité, l'application Nasa's Eyes, disponible sur iPhone et Android. Cette application vous permet de faire bien plus que de suivre New Horizon - par exemple, regarder la Terre avec les yeux d'un satellite météo de l'agence spatiale américaine - mais c'est surtout la simulation conçue par ordinateur de la sonde qui nous intéresse.

Enfin, si vous avez le temps et la motivation, vous pouvez vous rendre à la Cité des Sciences à Paris ou la Cité de l'Espace à Toulouse, qui organisent des événements pour suivre en direct l'arrivée de New Horizon et découvrir entre passionnés les images envoyées par la sonde.

Bonus: Pourquoi vous avez mis des guillemets partout autour du mot « planète » ?

Parce que si Pluton était encore une planète au moment du lancement de New Horizon, ce n'est aujourd'hui plus le cas. En raison de la découverte de nombreux corps de taille et masse similaires à Pluton dans des orbites proches au sein de la ceinture de Kuiper, Pluton a été rétrogradée au rang de « planète naine » par l'Union astronomique internationale. Ce qui n'enlève rien à la valeur historique du survol de New Horizon.

La révolution numérique à l'école américaine

Le Maryland est au cour d'une révolution. L'état est en train d'équiper 150 000 élèves et étudiant en technologies de pointe, notamment des tablettes et des ordinateurs personnels. Les travaux de tous les élèves sont stockés sur un serveur, ce qui leur permet d'échanger des informations entre eux et avec les professeurs comme jamais auparavant.

Toutefois, pour la plupart des parents et des enseignants, la technologie doit améliorer et non remplacer les cours traditionnels. Pourtant, l'apprentissage de l'écriture cursive n'est plus obligatoire dans 45 états sur 50 et de nombreux éducateurs s'inquiètent de sa disparition.

Notre reportage dans le Maryland:

Le concept de base de l'accélération. Supprimer quelques images permet de gagner plusieurs minutes sur l'ensemble d'une série télé.

Plus de pub, il nous faut plus de pub! Comment les américains accélèrent leurs séries télés

Si vous avez toujours voulu plus de publicités pendant vos séries télés, vous allez être servis! Confrontés à une baisse de l'augmentation de leurs revenus publicitaires (vous avez bien lu, une baisse de l'augmentation), la plupart des chaînes de télévision américaines ont opté pour un nouveau procédé: l'accélération des séries télés.

Reportage de Valérie Astruc, Laurent Desbois, Régis Massini, Arielle Monange, Fabien Ortiz.

Modèle économique oblige, les séries américaines -sitcoms de 20 minutes ou épisodes de 45 minutes- sont souvent plus courtes que leurs homologues européennes. Les séries produites par la BBC -qui n'utilise pas la publicité- dure jusqu'à une heure.
Une différence qui avait déjà donné lieu à quelques cas de coupures sauvages. Dans le cas de la série MI-5 (Spooks au Royaume-Uni), des épisodes d'une heure étaient brutalement ramenés à 45 minutes. La qualité et les audiences de cette excellent show britannique avaient beaucoup soufferts outre-Atlantique (et en France d'ailleurs).

Mais les diffuseurs américains ont d'autres tours dans leur sac. Un procédé permet de raccourcir encore plus les épisodes en les accélérant. Une astuce qui permet de caser encore plus de pubs dans le même créneau horaire. Dans son enfance, le procédé pouvait être assez voyant, une simple accélération  qui rendait les voix légèrement plus aiguës et le gestes un peu saccadés.

Mais la qualité des caméras et le montage numériques sont passés par là. Avec des séries tournées au delà des traditionnelles 25 trames (images) par seconde pour les besoins de la Haute définition, il est possible de supprimer des trames sans que l’œil humain -et ses 24 images par seconde- ne s'en aperçoive. Grâce au bon choix des trames supprimées, les voix restent naturelles et synchronisées et les mouvements fluides.

Une astuce difficile à détecter, qui inflige toutefois au spectateurs entre 2 minutes et 3 minutes de publicité en plus chaque heure. De quoi (ex)traire environ 170 000€ de plus pour le diffuseur.

 

Hugh Herr portant les prothèses qu'il a développé.

Reportage : Les incroyables prothèses de Hugh Herr

Adolescent, Hugh Herr était un fana d'escalade. Une passion qui devait finir par lui coûter ses deux jambes. Après avoir passé trois jours dans un ravin, il avait du être amputé.
Mais pas de quoi abattre cet ingénieur américain. Il s'est depuis consacré exclusivement à améliorer la vie des personnes amputées en développant des prothèses de haute-technologie, capables de sentir les plus infimes mouvements du corps humains et de les reproduire.

Aujourd'hui, Hugh Herr est un peu le pape de l'humain augmenté. Grâce à son travail, non seulement les amputés peuvent espérer atteindre les même capacités qu'un homme valide, mais peut-être les dépasser. Provoquant, il ajoute que « dans 20 ans, il vaudra mieux être amputé que valide. »

Reportage de Jacques Cardoze, Régis Massini, Arielle Monange et Sherron Lumley.