Burkina Faso: les crocodiles, ces meilleurs amis de l’homme

Par Géopolis (avec AFP) | Publié le 19/06/2018 à 14H59, mis à jour le 19/06/2018 à 15H01

Dans le village de Bazoulé, à l'ouest de Ouagadougou, plus d'une centaine de crocodiles vivent en harmonie avec les habitants. Nourris par la population locale, ces reptiles sont en quelque sorte domestiqués et ne représentent plus de danger pour les hommes. Mais les habitants ont une autre explication: ces crocodiles sont sacrés.

  • Animal sacré
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    Animal sacré

    Selon la légende, au XIVe ou au XVe siècle, des crocodiles auraient guidé les villageois qui vivaient dans un univers de sécheresse vers une source d'eau. A Bazoulé, l'animal qui effraie ailleurs est devenu le totem sacré du village, un protecteur. © Olympia DE MAISMONT / AFP

  • Une fête nommée «Koom Lakré»
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    Une fête nommée «Koom Lakré»

    Chaque année, fin octobre, une fête nommée «Koom Lakré» leur est dédiée. Pendant les festivités, les habitants font des sacrifices et demandent aux animaux d'exaucer leur vœux de santé, de prospérité et de bonne récolte.  © Olympia DE MAISMONT / AFP

  • Complicité entre l'homme l'animal
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    Complicité entre l'homme et l'animal

    Cette complicité est devenue un ressort de développement pour le village. L'association Tourisme et développement de Bazoulé a été mise sur pied. Aujourd'hui, de nombreux touristes viennent dans ce village pour dompter leur peur des crocodiles. © Olympia DE MAISMONT / AFP

  • Vaincre peur
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    Vaincre la peur

    A leur arrivée à Bazoulé, les voyageurs sont invités à acheter des poulets qui, suspendus à un bâton tenu par un guide, serviront à faire sortir les crocodiles de la mare afin que les touristes puissent faire des photos avec eux.  © OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

  • Double menace
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    Double menace

    Les attentats ont fait chuter le tourisme des Occidentaux dans la région. Selon un guide, le nombre de visiteurs est passé de 10.000 à 5.000. Les revenus ont baissé et les villageois souffrent. Le tourisme était un des moteurs de l'économie locale. L'autre problème est le réchauffement climatique, avec une montée des températures constatées et une chute de la pluviométrie: la mare rétrécit donc chaque année.   © OLYMPIA DE MAISMONT / AFP