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Cameroun: Jean-Marie Kameni, le self-made man de la tomate

Par Véronique le Jeune@GeopolisAfrique | Publié le 15/10/2017 à 16H29

Jean-Marie Kameni 32 ans dans sa plantation tomates l'ouest Cameroun
Jean-Marie Kameni, 32 ans, dans sa plantation de tomates de l'ouest du Cameroun. © DR

Jean-Marie Kameni s'est toujours destiné au travail de la terre. Orphelin, ce natif de l'ouest du Cameroun a trouvé seul comment réaliser son rêve. Après avoir donné des cours de maths pour financer l'achat d'un terrain et avoir connu des déboires avec sa plantation de cacaoyers, il s'inscrit dans un collège technique d'agriculture d'où il sort major. Il se lance alors dans la culture de la tomate


Dans sa région, non loin de Bafang, à 300 km au nord de la capitale Yaoundé, faire pousser des tomates répond en 2015 à une forte demande. Car à cet endroit, personne ne s'est jamais risqué à en cultiver. Alors, Jean-Marie Kameni, 32 ans, choisit d'oser.

Avec sa plantation, il rejoint les 70% de la population camerounaise active employés dans l'agriculture.

Une technique de plantation innovante
Mettant à profit son apprentissage professionnel, il innove dans la façon de cultiver ces fruits au Cameroun qui produit environ un million de tonnes de tomates par an.

Il opte pour une technique de plantation verticale efficace pour protéger les plants contre les maladies et les rongeurs. Ainsi, il améliore sa récolte et, par conséquent, son revenu.

Au Cameroun, Jean-Marie Kameni cultive une tomate de qualité (vidéo youTube mise en ligne en octobre 2016)

Le résultat est là: un rendement plus important sur une surface réduite et peu de pertes dans ses récoltes.  Malgré les investissements importants qu'il a réalisés dans son exploitation, le jeune cultivateur a les moyens d'engager de la main-d'oeuvre.

Plus de trente jeunes gens de sa localité ont trouvé un emploi dans sa plantation, avec le secret espoir de se mettre eux aussi un jour à leur compte.

Jean-Marie Kameni a le sens de la transmission. Il n'est avare ni de conseils ni d'encouragements. Son meilleur argument: «Avec peu d'argent, on peut cultiver sa propre nourriture et être indépendant».