Centrafrique: l’art plus fort que la guerre

Par Laurent Filippi avec AFP | Publié le 07/03/2018 à 15H05, mis à jour le 07/03/2018 à 15H05

Malgré la violence qui ravage la Centrafrique depuis 2013 et les milices qui rôdent autour de Bangui, le Ballet national, créé en 1969, se réunit deux fois par semaine dans la capitale. Composée d’une trentaine de danseurs et de musiciens, cette compagnie accepte tout le monde, sans distinction d'ethnie ou de religion. Seule la passion des cultures centrafricaines compte.

  • Vêtus costumes traditionnels corps se mettent en mouvement
    Vêtus de costumes traditionnels, les corps se mettent en mouvement

    Le Ballet national a sillonné de nombreux pays. Maurice Souanenbgi, 77 ans, musicien depuis 32 ans, conseiller et mémoire vivante du ballet, se souvient avoir dansé en Côte d'Ivoire, au Maroc devant le roi Mohammed VI, en Libye devant l'ex-leader Mouammar Kadhafi, en Algérie, en France, et même en Chine. Malgré les difficultés, la troupe continue à voyager une ou deux fois par an à l'invitation de différents festivals. Aujourd’hui, Maurice Souanenbgi ambitionne de monter des représentations théâtrales. Mais les moyens financiers sont maigres. Après avoir déposé un dossier, il attend des fonds du Ministre des Arts, du Tourisme, de la Culture et de la Francophonie. © AFP PHOTO / FLORENT VERGNES