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Comment l'Europe s'organise pour venir en aide au Népal

Par Malika Catala-Monange@GeopolisAfrique | Publié le 28/04/2015 à 16H13, mis à jour le 28/04/2015 à 16H16

Distribution tentes matériels aux victimes
Distribution de tentes et de matériels aux victimes  © Sunil Pradhan / ANADOLU AGENCY

L’aide européenne s’organise après le tremblement de terre qui à dévasté le Népal le 25 avril. De nombreux ONG et Etats ont déjà entrepris des initiatives pour porter assister assistance aux milliers de victimes et tenter de subvenir aux besoins des Népalais et ressortissants étrangers présents sur place .

La Commission européenne a décidé de débloquer trois millions d’euros d’aide d’urgence pour faire face à l’ampleur des dégâts provoqués par ce séisme de 7,8 sur l’échelle de Richter.

Cette aide d’urgence européenne est destinée à répondre aux besoins les plus pressants, et notamment en eau potable, en médicaments ainsi qu'en abris d’urgence.

Des experts européens de l’aide humanitaire et la protection civile sont déjà sur le terrain au Népal pour évaluer ces besoins. Le centre de coordination d’urgence de la Commission européenne travaille 24h/24 pour surveiller les développements et coordonner 24 heures sur 24 heures et sept jours sur sept le soutien opérationnel de l'UE. Il a déjà coordonné la fourniture d’une aide européenne au lendemain du typhon Haiyan, le cyclone le plus violent jamais observé qui a frappé les Philippines en novembre 2013 .
 
Mobilisation des Etats membres
Une aide financière qui s’ajoute a l’aide matérielle fournis par plusieurs Etats membres, notamment la Belgique, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce mais aussi les Pays-Bas.

La France, qui a déjà envoyé une première équipe de secours ainsi que des produits de première nécessité, va affecter des  moyens supplémentaires.
Un avion gros porteur est parti pour le Népal pour y apporter une aide de première urgence.

Reportage: Céline Aubert-Egret, Bernard Portugal, Philippe Caillat

La Norvège (non membre de l'UE) a promis 30 millions de couronnes (3,5 millions d’euros ).
Une aide financière qui sera transmise au travers des Nations unies et des ONG

Le gouvernement espagnol a également envoyé un avion transportant 30 tonnes d’aides humanitaires. A bord de cet Airbus affrété par l’exécutif espagnol, on trouve des fournitures médicales d’urgence, des abris (bâches, couvertures, tentes ) et des unités de purification et de transport de l’eau pour répondre aux fondamentaux de la population locale. Des matériels demandés par le gouvernement népalais et les agences des Nations Unies . Les autorités britanniques, qui ont déjà envoyé au Népal une équipe de huit personnes, a promis 3 millions de livres-sterling (plus de 4 millions d’euros)
 
L’aide s’organise également sur  la toile.
Au-delà des traditionnels appels aux dons d'organisations non gouvernementales, les initiatives collaboratives, émanant ou non d'institutions, se multiplient  aussi sur le net pour recenser les dégâts et diffuser le maximum d’informations.

Ainsi, la plate-forme Humanitarian data exchange, ouverte en juillet 2014 par l’ONU, rassemble les données des organisations humanitaires et fournit ainsi des informations precises .

Sur Twitter, les mots clés #NepalEarthquake#Nepal ou #NepalQuake permettent de suivre l’évolution des recherches.

Facebook à également activé pour la première fois le système «safety check», un nouvel outil permet aux utilisateurs du réseau social de savoir si leurs proches se trouvent dans une zone touchée par le tremblement de terre.

Google a réactivé son «person Finder». Lequel permet de rassembler des informations sur les personnes disparues et sur les survivants  après un séisme. Depuis samedi, prés de 5300 informations ont ainsi été entrées dans ce service qui fonctionne aussi par SMS
 
La dernière fois qu’un séisme majeur avait frappé Katmandou, c‘était en 1934. Le bilan avait été désastreux : on avait compté 8000 morts et 60% des bâtiments avaient été détruits.

Le nouveau tremblement de terre a été beaucoup plus violent et risque de faire plusieurs milliers de morts supplémentaires. Il confirme
malheureusement les risques très élevés de catastrophes naturelles dans la région Asie Pacifique, qui se sont multipliées depuis 20 ans .