Côte d’ivoire: noix de cola, une filière à la conquête de nouveaux marchés

Par Laurent Filippi | Publié le 23/10/2017 à 10H01

En novembre 2017 va démarrer la récolte de la noix de cola, première culture d'exportation en Côte d'Ivoire. Malgré la domination sans conteste du café et du cacao, la culture du cola connaît depuis quelques années un véritable engouement. Plus de 100.000 tonnes sont produites chaque année pour un chiffre d’affaires avoisinant les 150 milliards de francs CFA (23 millions d’euros).

Neuf photos de Sia Kambou, prises en septembre dans des magasins de traitement de noix de cola à Anyama, capitale de la cola, illustrent ce propos. 

  • Le colatier est originaire d’Afrique occidentale centrale.
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    Le colatier est originaire d’Afrique occidentale et centrale.

    En Côte d’ivoire, dans les forêts de l’ouest du pays, la culture et l’activité commerciale de cola remontent à plusieurs siècles.   © Sia Kambou / AFP

  • Il existe six espèces colatiers
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    Il existe six espèces de colatiers,

    mais seules sont cultivées la cola acuminata et la cola nitida. Un arbre peut atteindre quinze mètres de haut. Les noix les plus répandues, blanches et rouges, proviennent principalement du Cola nitida.  © Sia Kambou / AFP

  • Les colatiers sont rarement produits en culture propre.
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    Les colatiers sont rarement produits en culture propre.

    Ils sont souvent plantés au début de la saison des pluies dans les parcelles de caféiers et de cacaoyers qui apportent l’ombre nécessaire à cet arbre. © Sia Kambou / AFP

  • Quand toutes noix sont ramassées
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    Quand toutes les noix sont ramassées,

    les producteurs en extraient les fèves des cabosses (l’écabossage), puis enlèvent l’enveloppe des noix pour les sécher. Ensuite, elles sont emballées dans des sacs et des paniers de 50 kg.  © Sia Kambou / AFP

  • Au niveau local
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    Au niveau local,

    des négociants parcourent les campagnes et les villages pour acheter la petite production des planteurs. La cola est l’unique culture de rente dont le contrôle échappe totalement à l’Etat. © Sia Kambou / AFP

  • Mais petits exploitants
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    Mais les petits exploitants

    ont parfois du mal à vendre leurs productions car ils sont soumis aux lois du marché dictées par de grands groupes qui leurs imposent des prix dérisoires. L’exportation de la noix reste difficile vers les pays d’Asie ou d’Europe. Le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Guinée, et le Ghana constituent les principaux marchés. © Sia Kambou / AFP

  • Seule petite partie production
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    Seule une petite partie de la production

    est revendue aux pays européens et en Amérique du nord où la cola entre dans la composition de certaines boissons énergisantes comme le Coca-Cola. La noix peut aussi être utilisée dans les industries pharmaceutique et cosmétique. Mais les pays industrialisés commercialisent davantage le café ou le cacao qui concernent des centaines de millions de personnes. © Sia Kambou / AFP

  • «Les exportateurs s’approvisionnent au niveau magasins d’Anyama
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    «Les exportateurs s’approvisionnent au niveau des magasins d’Anyama

    et de Bouaké. Bien que regroupés en association ou en coopérative, les producteurs exportent individuellement leur noix. En fonction de ses capacités financières et de ses relations à l’extérieur, chacun peut décider à tout moment de vendre sa production sur place ou à l’étranger», explique le site de l’actualité de l’économie africaine PMEPMIinfo. © Sia Kambou / AFP

  • Des perspectives existent
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    Des perspectives existent,

    ajoute PMEPMIinfo: «L’accent devra être mis sur la recherche par la mise en place d’itinéraires techniques performants et de semences sélectionnées en quantité et en qualité pour les producteurs à l’effet de maîtriser la production et faciliter la commercialisation de la production, la réduction des pertes post récolte et l’amélioration de la conservation et du stockage des productions.» © Sia Kambou / AFP