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Tunisie,  Egypte,  Afrique

Egalité homme-femme: non, l’université Al-Azhar n’a pas excommunié la Tunisie

Par Géopolis @GeopolisAfrique | Publié le 29/01/2018 à 13H27, mis à jour le 29/01/2018 à 13H27

Tunisiennes dans rue
Des Tunisiennes célébrant le 6e anniversaire de la Révolution, le 14 janvier 2017.
© FETHI BELAID / AFP

L’information a fait le buzz sur les réseaux sociaux arabes: l’université égyptienne Al-Azhar allait retirer la Tunisie de la liste des pays musulmans à cause de la suppression de la dot par les autorités tunisiennes. Habituellement peu réactive, Al-Azhar est sortie de son silence pour démentir la rumeur.


Les titres ne laissent place à aucun doute. L’institution religieuse égyptienne doute que la Tunisie, avec sa politique enthousiaste pour l’égalité homme-femme, soit encore musulmane. Premier à publier un article, Al-Azhar: la Tunisie viole les préceptes de l’Islam, le magazine tunisien Réalités cite un imam, Mohamed Chahat al-Joundi, pour qui «la Tunisie ne cesse de violer les préceptes de l’islam avec son intention d’instaurer l’égalité des sexes en matière d’héritage, le mariage des musulmanes avec des non-musulmans, l’annulation de la dot et la possibilité de l’attribution du nom de famille de la mère.»


L’information devient virale et enflamme les réseaux sociaux. 


La polémique a pris de telles proporttions que l'institution religieuse égyptienne a tenu à démentir toute liste de «pays non musulmans», et parle de rumeur sans fondement. Et de la nécessicité de lutter contre les fausses nouvelles (lien en arabe). 

(Le centre d'information d'Al Azhar dément la rumeur de la «suppression de la Tunisie de la liste des pays musulmans»)

(Explications d'Al Azhar)