En Libye, les motards reprennent la route

Par Laurent Filippi (avec Reuters) | Publié le 24/11/2017 à 15H24, mis à jour le 24/11/2017 à 15H24

A l'époque de Mouammar Kadhafi, la liberté d'association et de rassemblement était très restreinte et les regroupements de motards interdits. Mais depuis la chute du régime en 2011, les motos ont fait leur retour dans le pays.

7 photos d’Ahmed Jadallah illustrent ce propos

  • Il n’est plus rare d’entendre Harley Davidson autres Kawasaki
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    Il n’est plus rare d’entendre les Harley Davidson et autres Kawasaki,

    aux chromes rutilants, rugir le long des routes libyennes. Qu’ils soient imams ou mécaniciens, si tous viennent d’horizons différents, les aficionados des belles cylindrées aiment à se retrouver régulièrement à Tripoli pour partager leur passion. Après avoir fait plusieurs fois le tour de la ville, ils prennent la direction de la route côtière.  © Ahmed Jadallah / Reuters

  • Chevauchant leurs machines aux carrosseries étincelantes
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    Chevauchant leurs machines aux carrosseries étincelantes,

    ils ne passent pas inaperçus dans cette société conservatrice marquée par des décennies de régime autoritaire sous Mouammar Kadhafi. Face au chaos qui a envahi le pays, faire de la moto est pour eux le meilleur moyen de ne pas sombrer dans la déprime.  © Ahmed Jadallah / Reuters

  • Ils font partie gang «Monstres»
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    Ils font partie du gang des «Monstres»,

    l’un des quatre groupes de motards présents dans la capitale. Pour eux, l’augmentation du nombre de bikers en Libye est l’un des effets positifs de la révolution. © Ahmed Jadallah / Reuters

  • Certains possèdent motos toutes neuves
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    Certains possèdent des motos toutes neuves

    et d’autres ont retapé d’anciens modèles grâce aux sites internet de ventes en ligne. Si l'économie libyenne est en crise, on peut encore se procurer des accessoires et des vêtements dans des boutiques de la capitale.   © Ahmed Jadallah / Reuters

  • Tripoli n’est pas seule ville à être gagnée par fièvre deux-roues.
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    Tripoli n’est pas la seule ville à être gagnée par la fièvre des deux-roues.

    Des groupes de motards ont également vu le jour dans d'autres grandes villes libyennes, dont Benghazi et Zawiya. Le week end, ils s’aventurent quelquefois un peu plus loin dans le pays. «De temps en temps, il y a des problèmes de sécurité sur les routes et nous ne pouvons pas partir. Mais la plupart du temps, nous pouvons circuler n'importe où», précise l’un des membres. © Ahmed Jadallah / Reuters

  • Mais danger est toujours présent.
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    Mais le danger est toujours présent.

    Un motard confie à l’agence Reuters qu’en 2015 des miliciens postés à un barrage lui ont tiré dessus pour essayer de lui voler sa moto. © Ahmed Jadallah / Reuters

  • Pour conduire moto en Libye il ne faut pas être peureux
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    Pour conduire une moto en Libye, il ne faut pas être peureux,

    car les comportements des conducteurs sur les routes sont le reflet de l'anarchie qui règne dans le pays. Dans un rapport sur la sécurité routière publié en 2015 par l'Organisation mondiale de la santé, la Libye possède le taux de mortalité sur les routes le plus élevé du monde, avec 73,4 décès pour 100.000 habitants. «Si vous pouvez conduire en Libye, vous pouvez conduire partout dans le monde», conclut Abdu Saghezli, un mécanicien biker. © Ahmed Jadallah / Reuters