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G5-Sahel: quatre pays d'Europe montent à bord

Par Jacques Deveaux@GeopolisAfrique | Publié le 18/01/2018 à 17H36, mis à jour le 18/01/2018 à 17H51

Rencontre franco-britannique
Theresa May et Emmanuel Macron passent les troupes en revue, le 18 janvier 2018, lors de la réunion de Sandhurst. © Ludovic MARIN / AFP

La rencontre entre le président Macron et la Première ministre Theresa May, le 17 janvier 2017, marque l’entrée des Britanniques dans l’effort anti-islamiste au Sahel. Londres apporte trois hélicoptères gros porteurs Chinook. Un effort modeste mais bien utile pour soulager l’armée française. Ainsi, avec l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne, le nombre de contributeurs européens se renforce.


A lui seul, il symbolise la guerre du Vietnam où il fut massivement engagé par l’armée américaine. Le Chinook reste à ce jour l’un des plus gros hélicoptères de transport au monde. Londres va en fournir trois à la force du G5-Sahel. Un soutien qui est tout sauf symbolique. Certes, les personnels ne participeront pas aux opérations militaires. Mais la capacité de transport des Chinook (huit tonnes de charge ou 44 soldats) va sensiblement soulager la mission des hélicoptères Puma de l’armée française.

Chinook
© Opex360.com


Côté britannique on s’empresse de faire remarquer que ces appareils sauveront des vies. Comprendre qu’ils éviteront aux soldats de prendre la route. Les Britanniques sont aussi susceptibles de fournir des moyens de renseignements, notamment des drones.

En tout cas, Emmanuel Macron peut être satisfait de voir quatre pays européens embarqués au Sahel avec la France. L’Espagne était déjà là du temps de Serval, avec un détachement aérien de soutien. L’Allemagne s’est engagée dans la Minusma.
 
Autre bonne nouvelle, le Parlement italien a approuvé le 17 janvier l’envoi de troupes supplémentaires en Libye et au Niger. L'Italie va déployer jusqu'à 470 soldats au Niger et porter à environ 400 le nombre de soldats présents en Libye, contre près de 370 actuellement. Cet engagement a pour but de lutter contre l’immigration clandestine.

Voilà donc qu’après deux à trois ans de solitude, la France trouve enfin du soutien dans la lutte contre les terroristes dans la bande sahélienne.L’objectif affiché par la France est de réunir 5000 hommes sous la bannière du G5-Sahel d’ici l’été 2018.
 
Côté financement, les 250 millions d'euros nécessaires au lancement de la force conjointe ont été largement réunis. Outre les 10 millions fournis par chacun des Etats membres du G5, l'Arabie Saoudite a promis 100 millions d'euros, les Emirats arabes unis 30 millions, l'Union européenne 50 millions et les Etats-Unis 60 millions de dollars (sous forme d'aide bilatérale). Un sommet aura lieu le 23 février à Bruxelles pour attirer de nouveaux donateurs.