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Harcèlement sexuel: les femmes arabes lancent leur hashtag #MeToo #انا_كمان

Par Géopolis @GeopolisAfrique | Publié le 19/10/2017 à 14H48, mis à jour le 19/10/2017 à 15H03

Capture écran Twitter sur harcèlement sexuel dans monde arabe
Capture d'écran Twitter sur le harcèlement sexuel dans le monde arabe. © Capture d'écran Twitter

L'affaire Harvey Weinstein a libéré la parole sur les réseaux sociaux. Les femmes arabes ont investi la Toile pour dénoncer les harcèlements sexuels dont elles ont été victimes. Le mot-dièse Ana Kamen (Moi aussi #انا_كمان ) s’inspire de #MeToo, lancé par la comédienne américaine Alyssa Milano. Edifiant.


L’image est forte, le texte aussi: «Si toutes les femmes harcelées écrivaient sur leur statut "Moi aussi #انا_كمان", les citoyens réaliseraient l’ampleur du phénomène.» Le statut  est celui d’une musicienne libanaise. 



«Comment tu étais habillée, c’est de ta faute. Estime-toi heureuse qu’on te regarde. Allez, ce n’est pas grand-chose. Tu veux juste te rendre intéressante. Tas-toi c’est honteux. Que fais-tu dehors en pleine nuit. Que vont dire les gens?»




«J'ai été harcelée en Grande-Bretagne, Egypte et en Espagne même si je ne portais pas d'habits inappropriés.»


L'affaire Harvey Weinstein a libéré la parole sur les réseaux sociaux. De nombreux témoignages de femmes arabes ayant subi des harcèlements sexuels inondent la Toile. Le mot-dièse #أنا_كمان (Moi aussi, #MeToo) est l'un des plus partagés. Lancé par la comédienne américaine Alyssa Milano, il a trouvé écho dans la twittosphère arabe. Particulièrement en Egypte et en Tunisie. La capitale égyptienne est la mégapole la plus dangereuse au monde pour les femmes, selon un rapport de la fondation Thomson Reuters. 



«En Egypte, 99,3% des femmes ont subi des harcèlements sexuels» 




«Ne vous taisez pas»