Irak: dans la bataille de Mossoul, de vieux Soudanais ruinés et oubliés

Par Véronique le Jeune | Publié le 13/04/2017 à 13H46, mis à jour le 18/04/2017 à 11H13

Poussés à l'exode par les combats qui font rage pour reprendre à Daech l'intégralité de la deuxième ville d'Irak, une quinzaine de Soudanais ont trouvé refuge sous une tente des Nations Unies, à Hammam al-Alil, au sud de Mossoul. Arrivés dans les années 80, en quête d'une vie meilleure, ils ont aujourd'hui tout perdu et songent à leur retour au pays.

  • Environ 50.000 Soudanais auraient émigré en Irak il y a près 40 ans.
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    Environ 50.000 Soudanais auraient émigré en Irak il y a près de 40 ans.

    Le pays faisait alors figure d'eldorado économique aux yeux de ces travailleurs réduits à la pauvreté au Soudan. Ils y sont restés malgré l'invasion américaine, la montée des violences et l'occupation des terroristes de l'Etat islamique.  © Ahmad GHARABLI / AFP

  • Ibrahim Zakariah dans sa chambre «avec vue sur mer» il montre flaque d'eau.
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    Ibrahim Zakariah dans sa chambre «avec vue sur mer»: il montre une flaque d'eau.

    «Nous avons fait face à plusieurs guerres en Irak, nous nous sommes habitués» dit cet homme avec philosophie sans être sûr, en ce qui le concerne, de vouloir retourner auprès des siens qu'il pense morts au Darfour (ouest du Soudan), même si pour lui, la situation à «El-Facher (la capitale de l'Etat du Darfour-Nord) est actuellement mille fois meilleure qu'à Mossoul».  © Ahmad GHARABLI / AFP

  • Le siège Mossoul a eu raison leur ténacité. Il ne leur reste rien.
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    Le siège de Mossoul a eu raison de leur ténacité. Il ne leur reste rien.

    La plupart d'entre eux vivaient à l'ouest de la ville, un quartier détruit par les bombardements aériens. «Nous voulons des dédommagements pour les propriétés que nous avons perdues (...). Nous voulons rentrer au Soudan, mais pas les mains vides», disent-ils. © Ahmad GHARABLI / AFP

  • «L'Etat islamique ne nous a jamais demandé nous laisser pousser barbe».
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    «L'Etat islamique ne nous a jamais demandé de nous laisser pousser la barbe».

    La petite communauté soudanaise de Mossoul ne s'est pas sentie la cible de Daech. Pour elle, il n'a jamais été question de prêter allégeance aux djihadistes. «La plupart d'entre nous sont âgés, j'imagine qu'ils ont eu pitié. Ils nous ont ignorés» constate l'un de ses membres.   © Ahmad GHARABLI / AFP

  • Le plus dur était ne pouvoir appeler au pays quand Daech contrôlait Mossoul.
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    Le plus dur était de ne pouvoir appeler au pays quand Daech contrôlait Mossoul.

    Les téléphones y étaient interdits. «Lorsque je suis sorti de la ville, j'ai appelé ma famille. Ils ne savaient même pas que j'étais vivant», raconte l'un d'entre eux, encore sous le choc. © Ahmad GHARABLI / AFP