JO d'hiver 2018: ces athlètes africains qui veulent briller à PyeongChang

Par Laurent Filippi | Publié le 09/02/2018 à 09H32, mis à jour le 09/02/2018 à 09H32

A PyeongChang, en Corée du Sud, 3.000 athlètes vont se disputer les médailles dans plus de cent épreuves. Quinze disciplines sont au programme de ces 23e Jeux olympiques d’hiver, et sur les 93 pays représentés, huit sont africains. Pour certains athlètes, c’est une première. Géopolis Afrique vous les présente en dix photos.

  • Afrique Sud - Ski alpin
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    Afrique du Sud - Ski alpin

    Connor Wilson, 21 ans, classé 54e meilleur skieur de slalom géant dans le monde, est l’heureux élu de la sélection 2018. Tout le monde espérait voir deux athlètes sud-africains à PyeongChang, mais Sive Speelman n’a pas été retenu. Il se rendra tout de même en Corée comme responsable technique de l’équipe aux cotés de l’entraîneur Peter Pilz.    © Dimitar DILKOFF / AFP

  • Erythrée - Ski alpin
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    Erythrée - Ski alpin

    D’habitude, le pays est surtout connu pour sa participation aux JO d’été dans des disciplines comme la course à pied et le cyclisme. Mais cette année, un jeune athlète, Shannon-Ogbani Abeda, 21 ans, enfilera sa combinaison aux couleurs de son pays pour les épreuves du slalom et du slalom géant. Il a déjà représenté l’Erythrée aux Jeux Olympiques de la jeunesse à Innsbruck, en Autriche, en 2011. La pression est immense pour ce jeune homme devenu un symbole pour tous les Erythréens. Il a vécu au Canada où ses parents ont obtenu le statut de réfugié en 1980.  © Shannon-Ogbani Abeda

  • Ghana - Skeleton
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    Ghana - Skeleton

    Akwasi Frimpong, 32 ans, a déménagé du Ghana aux Pays-Bas à l’âge de huit ans. Il a commencé à pratiquer l’athlétisme à 15 ans et est devenu champion national junior. Au total, il a déjà remporté quatre médailles de bronze, quatre d'argent et huit d'or lors de plusieurs événements sportifs nationaux et internationaux. En 2012, il a fait partie de l'équipe de sprint aux Jeux de Londres mais une blessure l’empêche de participer. Décidé à reprendre sa revanche, il s’intéresse d’abord au bobsleigh mais l'un de ses entraîneurs lui conseille de se tourner vers le skeleton. © Cocoa from Ghana (https://cocoafromghana.org/)

  • Kenya - Ski alpin
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    Kenya - Ski alpin

    Sabrina Simader a 19 ans. Elle est née d’une mère kényane et vit en Autriche depuis l’âge de trois ans. En 2016, elle a déjà représenté le Kenya en participant aux JO d’hiver juniors. Aujourd’hui, elle devient la première skieuse africaine à disputer ces olympiades. «Elle est soutenue par Philip Boit, membre de l'encadrement à PyeongChang et entré dans l'histoire en 1998 à Nagano en tant que premier sportif kényan sélectionné pour des JO d'hiver en fond», précise RFI. © Fabrice COFFRINI / AFP

  • Madagascar - Ski alpin
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    Madagascar - Ski alpin

    En 2006, Mathieu Razanakolona, le premier skieur malgache, portait les couleurs du drapeau de son pays à Turin. En 2018, Mialitiana Clerc représente seule la Grande île. «Je suis très honorée d'être la première femme de Madagascar à participer aux Jeux olympiques d'hiver. (…) C'est juste incroyable» d’être à PyeongChang. Seule athlète malgache qualifiée, elle sera donc le porte-drapeau de sa délégation. Née à Madagascar, mais adoptée par des parents français, elle a appris à skier dès l'âge de trois ans. Son père, Stéphane Clerc, est maintenant son entraîneur. © Kool Saina (https://www.koolsaina.com/)

  • Maroc - Ski alpin
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    Maroc - Ski alpin

    C’est la huitième fois que le drapeau marocain flotte aux JO. Adam Lamhamedi, l’un de ses représentants, va disputer les épreuves du slalom et du slalom géant. En 2012, il a décroché lors des JO de la Jeunesse à Innsbruck, la médaille d'or au Super G et participé aux JO de Sotchi en 2014. © Fabrice COFFRINI / AFP

  • Maroc - Ski fond
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    Maroc - Ski de fond

    Samir Azzimani, surnommé «Couscous Rocket» par ses amis, est né en banlieue parisienne en 1977. A PyeongChang, il prendra part à l’épreuve du 15 km libre en ski de fond. Il a déjà disputé des JO d’hiver à Vancouver en 2010. Pour être au top, il s’est entraîné dans le désert marocain, où il a perfectionné sa résistance aux conditions extrêmes. Sa devise: «Ecouter son cœur et croire en l’avenir.» © Sergey Ponomarev/AP/SIPA

  • Nigéria – Bobsleigh skeleton
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    Nigéria – Bobsleigh et skeleton

    C’est la première fois que le Kenya est présent dans deux compétitions: le skeleton et le bobsleigh. C’est aussi la première fois que cette discipline est représentée par une équipe africaine féminine. Seun Adigun, Ngozi Onwumere et Akuoma Omeoga (les trois bobeuses) et Simidele Adeagbo ont toutes grandi aux Etats-Unis. Simidele Adeagbo n’avait jamais touché à un skeleton avant 2017© LOIC VENANCE / AFP

  • Togo - Ski fond
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    Togo - Ski de fond

    A 24 ans, Mathilde-Amivi Petitjean veut faire mieux qu’à Sotchi, il y a quatre ans. «Je n’étais pas du tout prête. Je n’étais personne et suis tout à coup devenue la représentante du Togo. J’ai été un peu submergée», déclare-telle. En Corée du Sud, elle ne veut pas être sur les pistes «juste pour participer», car elle espère être classée parmi les trente premières. Née au Togo, elle a grandi en France et vit aujourd’hui au Canada. Chaque année, elle passe plus de 600 heures à  s’entraîner. Si elle déclare à «Jeune Afrique»: «Les gens de la diaspora me connaissent mais, au Togo, c’est difficile. Il n’y a pas de neige là-bas: comment pourraient-ils s’identifier à moi?», elle reste très fière et heureuse de représenter son pays. © Gregorio Borgia/AP/SIPA

  • Togo - Ski alpin
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    Togo - Ski alpin

    Alessia Afi-Dipol est l’autre athlète à représenter son pays. Qualifiée aux épreuves de slalom et de slalom géant, elle aurait aimé aussi pouvoir participer au Super G (ce compromis entre la descente et le slalom géant est plus technique que la descente mais plus rapide que le slalom géant), mais en raison d'une blessure, elle ne pouvait pas être qualifiée. © REUTERS/Mike Sega