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Libye,  Afrique

Kadhafi : ses derniers fidèles froidement exécutés

Par Jacques Deveaux@GeopolisAfrique | Publié le 18/10/2012 à 09H18, mis à jour le 15/11/2012 à 16H02

Miliciens libyens lors chute Tripoli 22 août 2011.
Miliciens libyens lors de la chute de Tripoli, le 22 août 2011. © AFP

Selon un rapport de Human Rights Watch, des soldats qui protégeaient la fuite de Mouammar Kadhafi le jour où il a été tué ont été exécutés le lendemain de leur capture. Une vidéo réalisée par un membre d'une milice de Misrata les montre en vie à l'issue de l'attaque du convoi de Kadhafi. Quant à l'ancien leader libyen, l'organisation met à son tour en cause la version officielle de sa mort.

Le matin du 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi tente d'échapper une fois encore aux milices qui luttent pour sa chute. Caché dans son fief de Syrte, il prend la route, protégé par un convoi d'une soixantaine de véhicules. Les forces de l'Otan vont dans un premier temps bombarder la colonne, puis les milices de Misrata engagent le combat. Kadhafi va trouver la mort dans des circonstances troubles.

Quant aux hommes qui le défendaient, leur sort n'a pas été meilleur. Selon Human Rights Watch, ceux qui ne sont pas morts durant les combats, au moins 66 hommes, ont été froidement exécutés le lendemain non loin de là. Pourtant, sur une vidéo tournée par un milicien de Misrata, on les voit prisonniers des rebelles juste après l'attaque. Leurs corps ont été retrouvés près d'un hôtel, les mains attachés dans le dos, ce qui constitue un crime de guerre.

Quant à la mort de Kadhafi, l'organisation reprend la thèse du lynchage, comme on a déjà pu le voir sur une vidéo. Capturé, l'ancien leader est frappé à plusieurs reprises notamment avec une baïonnette. Des coups fatals, et selon l'organisation, il est déjà mort lorsqu'on le conduit dans une ambulance.

Human wright watch attend à présent que le nouveau pouvoir Libyen mène une enquête complète sur ces crimes. Mais l'organisation «ne relève aucun élément indiquant qu’une enquête effective est en cours ou a été réalisée».
 

Document Human Rights Watch, mis en ligne le 17 octobre 2012