Kenya: des déchets en plastique pour construire un bateau

Par Laurent Filippi | Publié le 19/11/2017 à 15H07, mis à jour le 19/11/2017 à 15H14

Pour lutter contre la pollution et éviter d’utiliser du bois, une équipe d’artisans de l’île de Lamu au Kenya a décidé d’utiliser des déchets de plastique recyclé pour construire un bateau. Ils espèrent le faire naviguer vers l'Afrique du Sud lorsqu'il sera terminé.

9 photos de Siegfried Modola illustrent ce propos. 

  • En août 2017
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    En août 2017,

    le Kenya a interdit l'utilisation, la fabrication et l'importation de sacs en plastique pour lutter contre la pollution. Les supermarchés distribuaient 100 millions de sacs par an. En cas d'infraction, le contrevenant encourt aujourd’hui une peine de 4 ans de prison ou une amende de 32.000 euros.  © Siegfried Modola / REUTERS

  • «La capitale Nairobi
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    «La capitale Nairobi

    détient le triste record de la plus grande décharge d'ordures d'Afrique dans le quartier de Dandora, 45 hectares à ciel ouvert. Et puis, il y a la pollution aux plastiques qui arrive par l'océan Indien. Les plages kényanes sont submergées. Il faut savoir que huit millions de tonnes de plastiques sont déversées chaque année dans les océans», explique Franceinfo. Cette marée de déchets n’a pas épargné les plages idylliques de l'île de Lamu. © Siegfried Modola / REUTERS

  • Ben Morrison 42 ans
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    Ben Morrison, 42 ans,

    organisateur de safaris et résident de l’île, a organisé un nettoyage des plages un été. Quand 33 tonnes de déchets ont été récoltés, il a voulu faire quelque chose pour préserver ce lieu paradisiaque.  © Siegfried Modola / REUTERS

  • Il a alors décidé d'essayer concevoir boutre traditionnel
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    Il a alors décidé d'essayer de concevoir un boutre traditionnel,

    un type de voilier en bois, mais à partir de plastique recyclé. Il a ainsi offert un marché aux recycleurs et persuadé les habitants de conserver les zones boisées encore intactes. © Siegfried Modola / REUTERS

  • «Il devient plus en plus difficile
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    «Il devient de plus en plus difficile

    pour les constructeurs de bateaux de trouver du bois. J'espère que ce projet permettra à l'ancien savoir-faire de la construction navale de perdurer, en remplaçant le bois toujours rare par du plastique», a-t-il déclaré à Reuters. © Siegfried Modola / REUTERS

  • Pour réaliser son idée
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    Pour réaliser son idée,

    il a demandé l’aide d’Ali Skanda, 44 ans, expert et constructeur de bateaux. Ce dernier raconte que pendant sa jeunesse aucun détritus ne jonchait les plages de Lamu, seuls les pêcheurs et les ânes arpentaient le sable doré.  Maintenant, beaucoup d’animaux meurent en mangeant du plastique. S’il a trouvé au départ l’idée de Morisson difficile à réaliser, il s’est laissé convaincre car c’est un moyen comme un autre de lutter contre ce problème des déchets. © Siegfried Modola / REUTERS

  • Ben Morrison travaille avec huit artisans.
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    Ben Morrison travaille avec huit artisans.

    Ils utilisent des planches en plastique de l'industrie locale du recyclage pour construire le bateau. Morrison espère le faire naviguer vers Le Cap, en Afrique du Sud. «Nous luttons pour produire un matériau cohérent à partir du plastique recyclé. (…) Ce n'est pas facile. Parfois, nous recevons de l'usine des planches en plastique pleines de bulles d'air. Nous ne pouvons pas les utiliser et devons alors tout recommencer depuis le début.» © Siegfried Modola / REUTERS

  • John Konchellah
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    John Konchellah,

    président de l'Autorité nationale de gestion de l'environnement, explique: «Nous voulons utiliser la technologie et le savoir-faire de Petco (société qui rassemble les professionnels du secteur plastique par pays), comme cela se fait en Afrique du Sud. Là-bas, les grands fabricants se sont réunis pour recycler les bouteilles et certains types de plastique.» © Siegfried Modola / REUTERS

  • Cette pollution est problème mondial croissant.
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    Cette pollution est un problème mondial croissant.

    Par milliards, des débris se concentrent dans les mers au gré des courants, formant une «plastisphère» polluante très intégrée à l'écosystème, précise «Sciences et avenir». En 2050, si rien ne change, la masse de plastiques dans l'océan sera supérieure à celle des poissons, selon les Nations Unies. © Siegfried Modola / REUTERS