L’Afrique de Pascal Maitre exposée à la Grande arche de La Défense

Par Laurent Filippi | Publié le 27/07/2018 à 09H12

Jusqu’au 11 octobre 2018, la Grande arche du photojournalisme présente «Seulement humains», une exposition de 150 photos de Pascal Maitre.

Comme l’explique le photographe dans un entretien à RFI, il a choisi d’intituler cette rétrospective ainsi, car «les choses se font grâce aux personnes qui vous laissent travailler, grâce aux personnes qui vous aident, grâce aux fixeurs, grâce aussi à vos employeurs qui sont vos journaux. Donc, tout cela n’est qu’un rapport humain. Pour cela, j’avais envie d’appeler l’exposition Seulement humains, mais aussi parce que l’humain a quand même cette force extraordinaire de pouvoir être plus fort que le reste.»
 
Dix zones géographiques, dont six consacrées à l’Afrique, structurent l’exposition. Car si Pascal Maitre sillonne la planète depuis quarante ans et a réalisé des centaines de reportages, l’Afrique reste son continent d’adoption, son terrain de prédilection.
 
Pascal Maitre a suivi de nombreux conflits. Pourtant, il ne se considère pas comme un reporter de guerre, mais plutôt comme un storyteller, précise le journaliste Pierre Delannoy qui a travaillé plusieurs fois avec lui: «Pascal Maitre pourrait se la jouer artiste, sa maîtrise de la lumière et son ‘’œil’’ sont uniques, il peut théoriser pendant des heures sur les différentes nuances de rouge. Mais il est avant tout un pédagogue, un ‘’montreur d’histoires’’. Ses images parlent. Expliquent. Bousculent. Donnent.»
 
Le photographe est né en 1955 et a commencé sa carrière de photojournaliste à 24 ans, dans le groupe Jeune Afrique. En 1984, il rejoint l’agence Gamma et en 1989, cofonde l’agence Odyssey Images. Il est actuellement représenté par l’agence Cosmos.
 
Il collabore à de nombreuses publications internationales: Géo, Paris Match, Le Figaro Magazine, L’Express, ELLE en France et Stern en Allemagne ou encore le National Geographic aux Etats-Unis.
 
Plusieurs livres et de nombreuses expositions lui ont été consacrés. Il a remporté des prix prestigieux comme le World Press Photo et le Visa d’or d’honneur.

  • Niger 2006.
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    Niger, 2006.

    Engloutissant tout sauf les arbres les plus hauts, les dunes ont recouvert les terres près de la ville de Goudoumaria, où un berger suit ses chèvres en quête de pâturages. Trente-cinq ans auparavant, il n’y avait pas de sable à cet endroit. La rareté́ des pluies a peu à peu détruit la végétation dans certaines zones du Niger, obligeant une grande partie de la population à fuir. © Pascal Maitre / Cosmos

  • Niger 2007.
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    Niger, 2007.

    Camion de migrants dans le désert du Ténéré. Des milliers de voyageurs clandestins, partis en majorité du Nigeria, du Ghana et du Mali, traversent ce redoutable désert pour aller chercher du travail en Libye et dans les pays de l’Union européenne. © Pascal Maitre/Cosmos

  • Mogadiscio Somalie 2008.
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    Mogadiscio, Somalie, 2008.

    A l’intérieur du «Phare italien», très endommagé pendant la guerre commencée en 1991. Une guerre qui dure toujours. © Pascal Maitre/Cosmos

  • Sierra Leone 2010.
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    Sierra Leone, 2010.

    Jusu Jarka a eu les mains coupées en janvier 1999 par les rebelles du groupe armé RUF (Revolutionary United Front) soutenu par Charles Taylor, l’ancien président du Liberia. Des milliers de personnes ont eu les mains coupées afin de les empêcher de travailler et surtout de voter. Jusu Jarka a été le premier Sierra-Léonais autorisé à voter sans identification des empreintes digitales. Charles Taylor, reconnu coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone en 2012, a été condamné à 50 ans de prison. © Pascal Maitre/Cosmos

  • République démocratique Congo 2010.
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    République démocratique du Congo, 2010.

    Des militaires congolais près de la rive du lac Edouard. Ce lac pourrait devenir un immense filon pétrolier.                  © Pascal Maitre/Cosmos

  • Kinshasa République démocratique Congo 2012.
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    Kinshasa, République démocratique du Congo, 2012.

    L’un des carrefours les plus animés de la capitale congolaise, ville tentaculaire et anarchique où vivent plus de 10 millions de Kinois. © Pascal Maitre/Cosmos

  • Lagos Nigeria 2014.
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    Lagos, Nigeria, 2014.

    Une nouvelle classe enrichie ne cache plus son opulence. Lors de ce mariage dans une famille de banquiers de Lagos, qui réunissait plus de mille invités, les amies de la mariée, vêtues de la même tenue, immortalisent la soirée. © Pascal Maitre/Cosmos