La circoncision, un moyen de lutter contre le sida en Afrique

Par Laurent Filippi | Publié le 31/10/2014 à 18H08

Les dernières études le confirment, la circoncision serait une barrière efficace contre le sida. A condition cependant qu’elle soit pratiquée de façon médicalisée. Si cet acte fait partie depuis longtemps des traditions dans certains pays africains, il se déroule néanmoins selon un rituel sans véritable asepsie ni hygiène.

Le photographe Noor Khamis a assisté en 2014 à une cérémonie de circoncision chez les Bukusu. Pour ce peuple du Kenya, il s’agit d’une tradition à laquelle les jeunes gens ne peuvent se soustraire.
 

  • En 2006
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    En 2006,

    62 % des hommes africains étaient circoncis avec une grande majorité d’entre eux en Afrique de l'Ouest (90 % des adultes). © Noor Khamis

  • Les dernières études 2014
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    Les dernières études de 2014

    concernant la circoncision confirment que l’ablation du prépuce est un frein certain contre l’épidémie du sida. Elle réduit le risque d’infection chez les hommes d’environ 60%.  © Noor Khamis

  • Pour éviter que sida
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    Pour éviter que le sida

    ne ravage les pays d’Afrique de l’est et de l’Afrique australe où le virus HIV est le plus répandu (50% de l’épidémie mondiale, soit plus d’un million de contaminations par an), l’OMS et ONUSIDA ont lancé en 2007 une campagne en faveur de la circoncision dans 14 pays. © Noor Khamis

  • Depuis début cette campagne sanitaire
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    Depuis le début de cette campagne sanitaire,

    dix millions d’hommes se sont fait enlever le prépuce et un million de contaminations ont été évitées selon les experts.  © Noor Khamis

  • Cette incitation à circoncision a été très critiquée lors son lancement.
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    Cette incitation à la circoncision a été très critiquée lors de son lancement.

    Beaucoup craignaient alors que les hommes circoncis se sentant moins en danger, soient plus enclins à ne pas ou ne plus utiliser de préservatifs. Le port du préservatif restant malgré tout la principale arme contre la contamination du virus, les campagnes pour inciter les hommes africains à en porter doivent être maintenues, insistent les médecins.  © Noor Khamis

  • Mais autorités pays concernés
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    Mais les autorités des pays concernés

    se heurtent aujourd’hui à plusieurs autres problèmespour appliquer les recommandations de l'OMS et ONUSIDA. La première difficulté est de convaincre les tribus qui ne pratiquent pas la circoncision de s’y contraindre. © Noor Khamis

  • La seconde difficulté
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    La seconde difficulté

    consiste à persuader ceux qui la pratiquent dans des rituels culturels ou religieux de ne plus le faire de cette façon. Car sans une aide médicale qualifiée et sans matériel propre et stérilisé, 40% des circoncis peuvent avoir des complications pouvant entraîner parfois la mort.  © Noor Khamis

  • En novembre 2008
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    En novembre 2008,

    à la suite des recommandations de l’OMS et ONUSIDA, le Kenya a lancé un ambitieux programme pour inciter les hommes à se faire enlever le prépuce. © Noor Khamis

  • Mais coût l’excision dans centre médical
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    Mais le coût de l’excision dans un centre médical

    se situe entre six et douze dollars, trop élevé pour les familles vivant en milieu rural. Malgré des programmes d’entraide financière mis en place par l’Etat pour inciter les hommes à se rendre à l’hôpital, beaucoup hésitent encore à franchir le pas. Pendant la période estivale de circoncision, des centres médicaux ambulants s’installent dans les campagnes les plus reculées et proposent de le faire gratuitement.  © Noor Khamis

  • L’autre solution pourrait venir Prepex
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    L’autre solution pourrait venir de Prepex,

    un procédé inventé en 2009 par une équipe de médecins israéliens, qui permet grâce à sa technique de nécroser le prépuce. En une semaine, sans douleur, celui-ci se détache du sexe. Une solution peu coûteuse, ne nécessitant aucun champ stérile et qui ne prend qu’une minute à poser. De surcroît, l’absence d’effusion de sang supprime tout risque d’infection. Ce procédé répond déjà dans certaines contrées au manque d'infrastructures médicales. © Noor Khamis

  • Mais au-delà moyens engagés
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    Mais au-delà des moyens engagés,

    la circoncision reste un sujet qui divise les communautés. Car, pour celles qui la pratiquent, ne pas être circoncis est considéré comme sale. Et un non circoncis peut être rejeté voire banni de sa communauté. Il est perçu comme un sous-homme.  © Noor Khamis

  • Preuve cette intolérance
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    Preuve de cette intolérance,

    en août 2014, on n’a pas hésité dans la tribu des Bukusu à circoncire de force des hommes d’autres ethnies comme les Turkana, les Teso ou les Luo.  © Noor Khamis