La Gacilly, un festival photo éthique et humaniste

Par Laurent Filippi | Publié le 01/06/2015 à 14H03, mis à jour le 05/06/2015 à 17H10

Avec 350.000 visiteurs en 2014, le festival photo en plein air de La Gacilly confirme chaque année son succès. Les plus grands photographes internationaux issus du monde de l’art et du photojournalisme y ont été présentés au fil de ses douze années d’existence.

Ce festival (5 juin - 30 septembre 2015) engagé dans le développement durable ne pouvait pas manquer de s’associer à l’Exposition universelle de Milan dont le thème principale est Nourrir la Planète, Energie pour la Vie.
 
En plus d’un large panorama de la photographie italienne, le festival La Gacilly photo exposera neuf autres photographes qui ont sillonné la planète pour décrypter les enjeux de l’alimentation au XXIe siècle sur nos cinq continents.
 
Pour finir, le festival fait toujours la part belle aux photographes du National Geographic et leurs reportages sur l’alimentation.
 
«C’est à travers leur regard que nous pouvons mieux comprendre le monde et ses enjeux environnementaux», dit Jacques Rocher, le créateur du Festival et Maire de La Gacilly.
 
Géopolis a sélectionné quinze photos qui illustrent ce propos.
 

  • Alessandro Grassani
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    Alessandro Grassani

    est né à Pavie en 1977. Il a travaillé dans plus d’une trentaine de pays. Ses reportages sont publiés dans les plus grands journaux («New York Times», «Der Spiegel»…) et ont été plusieurs fois récompensés. Depuis 2011, il travaille sur un projet, «La dernière illusion»,  consacré aux déplacés environnementaux, fuyant leur région d’origine pour se réfugier au cœur des villes où ils espèrent trouver une seconde chance. La désillusion est souvent au bout du chemin. Alessandro Grassani a voulu donner une voix à ces «fantômes». Ce projet se divise en trois chapitres : Oulan Bator en Mongolie, Dacca au Bangladesh et Nairobi au Kenya.    © Alessandro Grassani/La Gacilly

  • Alessandro Grassani 2
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    Alessandro Grassani (2)

    En 2008, pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, la population urbaine dépassait la population rurale. Les catastrophes liées au climat sont, selon certains climatologues, en nette progression. Alors que les zones rurales se vident, les centres urbains connaissent un accroissement constant des populations, présageant une crise humanitaire sans précédent. Selon les prévisions des Nations Unies et de l’Organisation Internationale pour les Migrations, ces déplacés «environnementaux» seront 200 millions en 2050.       © Alessandro Grassani /La Gacilly

  • Paolo Pellegrin
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    Paolo Pellegrin

    est né en 1964 à Rome. D’abord représenté par l’Agence VU pendant dix ans (1991-2001), il rejoint ensuite l’agence Magnum Photos. Il couvre plusieurs conflits, en Irak, Liban, Palestine… et traite des catastrophes naturelles, comme l’ouragan Katrina aux Etats-Unis et le tsunami au Japon. Paolo Pellegrin est l’un des photojournalistes les plus primés au monde (World Press Photo, Prix Robert Capa...). «Dans mon travail, lorsque je suis exposé à la souffrance des autres – à leurs pertes, parfois à leurs morts –, je pense que je sers de témoin ; c’est mon rôle et ma responsabilité́ de créer les archives de notre mémoire collective.»       © Paolo Pellegrin/La Gacilly

  • Paolo Pellegrin 2
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    Paolo Pellegrin (2)

    Ses vues aériennes des montagnes noires du Karakoram, un massif montagneux situé à la frontière du Pakistan, de l’Inde et de la Chine (Cachemire), nous font découvrir un reportage entre documentaire et photographie d’art. Un travail sur la mémoire d’une terre, siège de nombreux conflits.       © Paolo Pellegrin/La Gacilly

  • Mirella Ricciardi
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    Mirella Ricciardi

    est née au Kenya en 1933 d’un père italien et d’une mère française. Dès l’âge de 18 ans et ce pendant 20 ans, elle va sillonner le pays avec son appareil photo et tout photographier : pêcheurs, nomades, Massaïs, Pygmées… de la façon dont on fait la cour à une femme à la frénésie de la danse ou des safaris. «J’éprouve des sentiments très profonds pour les extraordinaires ressources en beauté́ de l’Afrique. Avant qu’elles ne disparaissent complètement, je veux en conserver une partie, ne serait-ce qu’en images.»       © Mirella Ricciardi/La Gacilly

  • Mirella Ricciardi 2
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    Mirella Ricciardi (2)

    Comme l’écrivait son éditeur dans le livre «Une femme en Afrique : Journal d'une photographe», paru au début des années 2000 : «Avec le ton d'une romancière, Mirella Ricciardi raconte une Afrique intime, sauvage, coloniale, tribale, cinématographique, glamour, personnelle, universelle.»       © Mirella Ricciardi/La Gacilly

  • Alessandra Sanguinetti
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    Alessandra Sanguinetti

    est née à New York en 1968, mais a vécu en Argentine jusqu’à l’âge de 35 ans. Elle a travaillé sur le thème «Iles, mer et nourriture» à l'Expo Milan 2015 (Voir son reportage). «Petites, lointaines, différentes les unes des autres, caractérisées par des cultures, des économies et des niveaux de développement spécifiques, les îles parsèment le Pacifique, l’océan Indien occidental et la région des Caraïbes. Leur condition insulaire ne les protège pas pour autant des enjeux mondiaux que tous les pays sont amenés à affronter. L’augmentation des inondations côtières, la salinité du sol, l’érosion, l’évolution des précipitations peuvent contaminer et réduire les surfaces agricoles productives, influer sur les activités artisanales et halieutiques et fragiliser la sécurité alimentaire de ces lieux précieux.» © Alessandra Sanguinetti/La Gacilly

  • Martin Parr
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    Martin Parr

    est un photographe britannique, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1994. Pour l'Expo Milan 2015, Martin Parr a travaillé sur le thème Cacao et Chocolat. «Utilisé comme aliment, boisson et monnaie, le cacao est devenu un symbole d’énergie, de fertilité et de vie. A l’origine du chocolat que nous grignotons en tablette ou savourons chaud, il y a des fruits de petites dimensions : les fèves du cacaoyer. C’est la principale source de revenus de plus de trente pays en voie de développement.»     © Martin Parr/La Gacilly

  • George Steinmetz
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    George Steinmetz

    photographe américain né en 1957, est célèbre pour ses photos aériennes. Il a travaillé sur le thème Agriculture et nutrition dans les régions arides pour l'Expo Milan 2015. «La notion d’aridité fait immédiatement penser au manque d’eau, aux régions désertiques dans lesquelles la vie a du mal à s’implanter, prospérer et évoluer. Toutes les régions arides ne se ressemblent pas. Un cinquième de la population mondiale habite dans des régions caractérisées par une pénurie d’eau. Les environnements arides sont extrêmement diversifiés en termes de sols, faune, flore, équilibres hydriques et activités humaines.»       © George Steinmetz/La Gacilly

  • George Steinmetz 2
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    George Steinmetz (2)

    maintes fois primé a réalisé plus de 40 reportages pour «National Geographic» ces trentes dernières années. Le festival vous propose de découvrir ses photos sur l’agriculture intensive à travers le monde, notamment en Chine, au Brésil et aux Etats-Unis.     © George Steinmetz/La Gacilly

  • Robin Hammond
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    Robin Hammond

    est né en Nouvelle-Zélande. Il a réalisé de nombreux reportages en Afrique pour le magazine «National Geographic» et a reçu l’un des plus prestigieux prix photographiques, l’Eugene Smith Award. L’Afrique est un véritable laboratoire de nouvelles méthodes de production alimentaire, mais le réchauffement climatique sera pour ce continent un défi primordial à relever (Voir son reportage).         © Robin Hammond/La Gacilly

  • Matthieu Paley
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    Matthieu Paley

    est un photojournaliste né en France. Après des études à New York, il s’installe en 1999 dans les vallées au nord du Pakistan, entre l’Himalaya, l’Hindou Kouch et le Pamir. Ces 15 dernières années, il a parcouru le monde pour les plus grands titres de la presse magazine mondiale et plus particulièrement le «National Geographic», pour qui il a réalisé́ ce travail au long-cours sur les «Alimentations Primitives» (Voir ses reportages).             © Matthieu Paley/La Gacilly

  • Matthieu Paley 2
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    Matthieu Paley (2)

    a réalisé sept reportages pour cartographier les différents régimes alimentaires, selon les caractéristiques géographiques et climatiques des territoires où les dernières tribus consomment encore des «nourritures primitives» : régimes de haute altitude au Pamir, méditerranéen en Crête, des peuples arctiques au Groenland, des pêcheurs Badjaos en Malaisie, des chasseurs-cueilleurs Hadza en Tanzanie... Dans quelques dizaines d’années, certaines de ces tribus auront sans doute disparu et, avec elles, un savoir diététique qui pourrait s’avérer précieux pour la gestion de nos ressources dans les années à venir. Lire l’interview qu’il a accordée en amont du festival de La Gacilly     © Matthieu Paley/La Gacilly

  • Peter Menzel
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    Peter Menzel,

    né en 1948, est un photojournaliste américain qui a couvert de nombreux sujets pour «National Geographic», «Paris Match», «Der Spiegel», «El Pais» et «Time»… Avec sa femme Faith d’Aluisio, il parcourt le globe pour observer le rapport des hommes à la nourriture.     © Peter Menzel/La Gacilly

  • Peter Menzel 2
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    Peter Menzel (2)

    Photographier comment les gens cultivent leurs terres, font leurs courses, cuisinent et organisent leurs repas lui permet de créer un véritable atlas culinaire de la planète.       © Peter Menzel/La Gacilly