LA PHOTO. A Gungu, une rescapée congolaise a fui les violences au Kasaï

Par Dominique Cettour Rose | Publié le 12/08/2017 à 10H01, mis à jour le 12/08/2017 à 10H01

Les violences extrêmes perpétrées en République démocratique du Congo, depuis août 2016, par des milices armées ont forcé les civils à fuir la province du Kasaï, au centre du pays. Le nombre de déplacés s'élève aujourd'hui à 1,4 million dont, selon l'Unicef, 850.000 enfants. Kinshasa refuse toute enquête internationale pourtant réclamée par l'ONU et les ONG présentes dans le pays.

  • A Gungu en République démocratique Congo.
    A Gungu, en République démocratique du Congo.

    Chef-lieu de la province du Kwilu, Gungu est située à une cinquantaine de kilomètres de la fontière avec la région du Kasaï. C'est l'une des premières villes où les «personnes déplacées à l'intérieur du pays» (PDI) cherchent refuge pour échapper à des violences qui ont déjà fait plus de 3.000 morts. La rébellion Kamwina Nsapu, anti-Kabila, est accusée par l'ONU de recruter des enfants et de commettre des atrocités sur les civils: décapitations, viols, mutilations, exécutionx de femmes et d'enfants... Ce groupe, essentiellement armé de lance-pierres et de bâtons, veut en découdre avec un pouvoir central incarné par Joseph Kabila qui s'accroche au pouvoir, alors que la Constitution l'empêche de briguer un trosième mandat. © JOHN WESSELS / AFP