LA PHOTO. A Tripoli, une migrante africaine sauvée par les gardes-côtes libyens

Par Dominique Cettour-Rose | Publié le 29/08/2017 à 16H23, mis à jour le 01/09/2017 à 12H10

Depuis le 10 août 2017, la marine libyenne interdit l’accès de son immense zone maritime de recherche et de secours des migrants aux navires d'ONG étrangères, se chargeant elle-même des opérations. Cette décision a été prise en concertation avec l'Italie qui veut enrayer l'afflux de migrants sur son sol, dont le nombre est estimé à plus de 97.000 sur ses côtes depuis le début 2007.

  • Sur base navale Tripoli 28 août 2017.
    Sur la base navale de Tripoli, le 28 août 2017.

    Une jeune migrante sauvée par la marine libyenne s'apprête grossir les rangs des quelque 8.000 migrants détenus en Libye, dans une vingtaine de centres de rétention «officiels» où, selon les ONG, les conditions de vie sont déplorables. En parallèle, des milices exploitent des centres officieux situés dans des hangars ou des maisons. La France veut «traiter le problème en amont», c'est-à-dire dès le Niger et le Tchad avant la Libye et la périlleuse traversée de la Méditerranée. Fin juillet 2017, Paris a abandonné l'idée d'ouvrir des «hotspots» en Libye et convoqué un mini-sommet euro-africain sur la crise migratoire, le 28 août 2017, dans la capitale française. Objectif de cette réunion: examiner plusieurs pistes autour des centres de transit et de la sécurisation des frontières. Une mission française a été envoyée début août au Tchad qui compte 400.000 réfugiés et 100.000 personnes déplacées. Quant au Niger, le pays compte deux types de camps: ceux gérés par le HCR pour les Nigériens principalement, et ceux par l'OIM pour les migrants gagnant la Libye. © MAHMUD TURKIA / AFP