LA PHOTO. Bénin: la lutte anti-braconnage, une priorité pour sauver le tourisme

Par Dominique Cettour Rose | Publié le 28/01/2018 à 12H52, mis à jour le 28/01/2018 à 12H52

Le décret pris en urgence, en septembre 2017, pour créer une brigade spéciale chargée d'assurer la préservation de la faune du parc national de la Pendjari, s'inscrit dans un programme d'action gouvernemental mené dans des secteurs clé de l'économie, dont le tourisme. Situé au nord-ouest du pays et couvrant une partie du Bénin, du Burkina Faso et du Niger, le parc attire 6.000 touristes par an.

  • Dans Parc national Pendjari au Bénin.
    Dans le Parc national de la Pendjari, au Bénin.

    Le 11 janvier 2018, des rangers s'entaînent, armés de gourdins en guise de fusils, dans le centre de formation du parc situé près de Tanguieta. Il abrite l'un des derniers écosystèmes inctacts d'Afrique de l'Ouest. Classé réserve biosphère par l'Unesco, le site dispose d'une variété d'espèces sauvages – éléphants, buffles, hippopotames, lions, guépards, antilopes, singes et gazelles –, malheureusement menacées par un braconnage récurrent et la pression démographique. La présidence béninoise et l'ONG African Parks ont donc décidé de s'unir afin de réhabiliter et sécuriser le site qui bénéficie d'un investissement global de 26 millions de dollars. Et de créer une brigade spéciale pour renforcer le dispositif de sauvegarde de l'un des joyaux touristique national.  © STEFAN HEUNIS / AFP