LA PHOTO. Crise tunisienne: la mobilisation s'essouffle mais la grogne persiste

Par Dominique Cettour Rose | Publié le 03/02/2018 à 12H00, mis à jour le 03/02/2018 à 12H00

Les récentes manifestations – dont certaines ont dégénéré en émeutes – contre la hausse des prix et des impôts en Tunisie ont été alimentées par une grogne sociale persistante et un chômage des jeunes élevé, malgré une timide reprise économique. Les manifestants ne réclament pas la chute du régime mais la fin de l'austérité votée dans la loi de finances 2018.

  • A Tunis 26 janvier 2018.
    A Tunis, le 26 janvier 2018.

    Un jeune Tunisien en costume de clown participe à la manifestation organisée par le collectif «Fech Nestannew» (Qu'est qu'on attend?). Comme les autres manifestants, il proteste contre l'application, depuis le 1er janvier, de la loi de finances 2018 à l'orgine de la flambée des prix. La vague de manifestations, début janvier, a donné lieu à près d'un millier d'arrestations, selon le ministère de l'Intérieur tunisien. Les forces de l'ordre ont reçu le soutien du président tunisien Béji Caïd Essebsi, après que des organisations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé des violences policières. Parmi elles, l'ONG Human Rights Wach a réclamé une enquête «impartiale» sur les circonstances contestées de la mort d'un protestataire, Khosmi Yeferni. En visite en Tunisie, le 31 janvier, le président français Emmanuel Macron a tenu «ici quand même à dire que nous sommes dans un pays dont la Constitution, les règles de droit – alors que le défis sont immenses – existent et sont respectées». © YASSINE GAIDI / ANADOLU AGENCY