LA PHOTO. Damas fait pression mais la Turquie maintient «sa frontière ouverte»

Par Falila Gbadamassi avec AFP | Publié le 06/02/2016 à 16H18, mis à jour le 06/02/2016 à 16H18

«La politique de la frontière ouverte pour les gens qui fuient l'agression du régime (syrien) ainsi que les frappes russes» est maintenue, a assuré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu le 6 février 2016. Mais sans préciser quand les réfugiés syriens bloqués à un poste-frontière seraient admis en Turquie. Damas veut que ses voisins ferment leurs frontières avant toute trêve.






  • La Turquie ultime refuge pour fuir Alep nouveau bombardée.
    La Turquie, ultime refuge pour fuir Alep de nouveau bombardée.

    Sur une barrière, le 6 février 2016, un garçon est le spectateur de l'attente des Syriens qui fuient le nord de la ville d'Alep à Bab-Al Salam, près d'Azaz, ville située à la frontière avec la Turquie. Les forces gouvernementales syriennes appuyées par les frappes aériennes russes sont à l'origine de cet exode. L'offensive de grande ampleur lancée par Damas et ses alliés dans la région d'Alep, la deuxième ville du pays qui pourrait être bientôt totalement encerclée, a torpillé le démarrage des pourparlers de paix à Genève sous l'égide des Nations unies. Le chef de la diplomatie syrienne Walid Moualem a déclaré samedi 6 février 2016 qu'il n'y aurait pas de cessez-le-feu tant que la Jordanie et la Turquie maintiendraient leurs frontières ouvertes. La manoeuvre d'encerclement lancée par les forces de Bachar al-Assad vise à isoler les quartiers rebelles d'Alep où vivaient encore récemment quelque 350.000 personnes, contre environ un million dans la partie gouvernementale de la ville. © BULENT KILIC / AFP