LA PHOTO. Des Erythréens manifestent contre le programme d'expulsion d'Israël

Par Dominique Cettour-Rose | Publié le 20/01/2018 à 12H51, mis à jour le 20/01/2018 à 15H40

Les 40.000 migrants africains, soudanais ou érythréens, en situation irrégulière en Israël, ont jusqu'à la fin mars 2018 pour quitter le pays. Ceux qui refuseront de partir seront mis en prison. Si l'Etat hébreu promet aux volontaires d'aller en Ouganda ou au Rwanda, ces pays démentent l'existence d'un accord pour l'accueil des migrants qu'Israël voudrait expulser.

  • Jérusalem 17 janvier 2018.
    Jérusalem, le 17 janvier 2018.

    Des migrants érythréens menacés d'expulsion se sont rassemblés devant la Knesset, le parlement israélien, enchaînés tels des esclaves avec, devant eux, une pancarte en hébreu sur laquelle on peut lire: «Déportation=mort». La plupart d'entre eux sont entrés illégalement en Israël à partir de 2007, en passant par le Sinaï égyptien. Pour stopper ce flux migratoire, l'Etat hébreu avait construit une clôture électrique le long de la frontière avec l'Egypte. Quand les centres de rétention, ouverts dans le sud d'Israël où vivent en semi-liberté près de 1.500 migrants, vont fermer leurs portes, ceux qui refuseront de partir seront mis en prison. Le gouvernement israélien semble déterminé à mettre en œuvre ce proramme malgré les mises en garde des ONG israéliennes, selon Géopolis. Le régime érythréen est accusé par l'ONU de crimes contre l'humanité. Et le président soudanais Omar al-Béchir fait l'objet de plusieurs mandats d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. © SIA KAMBOU / AFP