LA PHOTO. Egypte: l'apprentissage de la vie à l'école du Nil de Didi Sandour

Par Véronique le Jeune | Publié le 02/06/2018 à 11H49, mis à jour le 04/06/2018 à 11H32

Sans le projet de l'Allemande Diana Sandour, 71 ans, appelée par tous «Didi», les enfants de Baharwa, petit village égyptien le long du Nil, auraient dû parcourir de longs trajets pour aller en classe ou y auraient renoncé, comme souvent. Après avoir ouvert des écoles à Haïti, en Thaïlande, aux Philippines et en Malaisie, la bienfaitrice a, dit-elle, été attirée en Egypte par la révolution de 2011

  • Didi Sandour enseignante à «L'école Nil» qu'elle a ouverte en 2012.
    Didi Sandour et une enseignante à «L'école du Nil» qu'elle a ouverte en 2012.

    Apprendre aux enfants pauvres de Baharwa à lire, écrire et compter, voilà le minimum que l'établissement de Mme Sandour, financé par des dons, propose dans son programme. Car pour Didi, née en Hongrie et formée à Berlin, l'enseignement doit être global afin de permettre aux élèves de se sentir prêts à appréhender la vie. Ainsi sont dispensés des cours de musique, de yoga, de cuisine, de travaux manuels, de jardinage et l'art de la peinture. L'école du Nil accueille une cinquantaine d'enfants de l'âge de la maternelle jusqu'à 14 ans, avec pour devise: «Chacun est à la fois un élève et un professeur». Une manière de responsabiliser les plus jeunes et de signifier que l'apprentissage n'est pas à sens unique. © Amr DALSH / REUTERS