LA PHOTO. Egypte: une nouvelle capitale futuriste pour 2018

Par Laurent Filippi | Publié le 22/10/2017 à 11H35

En mars 2015, le président égyptien al-Sissi a sorti des placards un ancien projet abandonné faute de financements: créer une nouvelle capitale pour désengorger Le Caire. D’une superficie de 700 km² (7 fois Paris), située entre Le Caire et le canal de Suez, la ville ouvrira ses portes aux habitants fin 2018. Mais le coût des travaux, estimé à 45 milliards d’euros, inquiète nombre d’Egyptiens.

  • La future capitale n’a toujours pas nom officiel.
    La future capitale n’a toujours pas de nom officiel.

    Les embouteillages quotidiens du Caire empêchent les administrations de fonctionner. La pollution asphyxie 18 millions de Cairotes et la population devrait atteindre 40 millions de personnes en 2050. Pour remédier à ces problèmes, le président al-Sisi a décidé de construire en plein désert une ville ultramoderne. Avec son aéroport international, le plus grand du Proche-Orient, un immense parc de loisirs, une vingtaine de quartiers résidentiels, le plus haut gratte-ciel d’Afrique (345 mètres)… la future capitale veut ressembler aux métropoles internationales. Cinq millions d’habitants pourront emménager en 2018 dans cette ville alimentée grâce à l’énergie solaire. Le coût des travaux estimés à 45 milliards d’euros (la moitié du budget annuel de l’Egypte) est exorbitant pour un pays qui traverse une grave crise économique. Mais le gouvernement affirme que des financements ont été trouvés avec des opérateurs chinois et des investisseurs des pays du Golfe. Si les opposants restent très inquiets, une partie de la population estime que le projet sera bénéfique pour l’emploi.  © Amr Dalsh / Reuters