LA PHOTO. L'excision, cauchemar des fillettes en Indonésie

Par Géopolis (avec AFP) | Publié le 01/04/2017 à 14H19, mis à jour le 01/04/2017 à 14H52

Les mutilations génitales féminines (MGF) – expression médicale qui désigne l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes d'une femme – sont pratiquées depuis des générations en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde.

  • Excision fillettes à Gorontalo en Indonésie.
    Excision de fillettes à Gorontalo, en Indonésie.

    Pour de nombreuses familles, c'est un rite obligatoire. Mais les méthodes ancestrales sont dénoncées avec force par les opposants, qui exigent leur interdiction. Le gouvernement indonésien a souvent changé d'avis sur les méthodes d'excision à adopter ou non, créant de la confusion. Un temps, il a essayé d'interdire l'excision, condamnée par les Nations Unies, mais la forte résistance opposée par les autorités religieuses de cet archipel d'Asie du Sud-Est, où l'islam joue un rôle important, rendent un tel bannissement impossible. Il essaie désormais plutôt de convaincre de cesser cette pratique, considérée au niveau international comme une violation des droits fondamentaux des filles. Nulle part ailleurs dans le pays, l'excision n'est aussi populaire qu'à Gorontalo, région très conservatrice. La province affiche le taux le plus élevé d'ablations d'organes génitaux. A Gorontalo, plus de 80% des filles âgées de moins de 11 ans ont subi des mutilations génitales, contre 50% environ à l'échelle de ce pays de 255 millions d'habitants, selon une enquête gouvernementale. © BAY ISMOYO / AFP