LA PHOTO. La Casamance pleure ses morts et réclame justice

Par Martin Mateso | Publié le 09/01/2018 à 16H09

Dans ce cercueil entouré par des hommes en prière, le corps d'une victime de la tuerie de la forêt de Bayotte en Casamance, dans le sud du Sénégal. L'armée cherche toujours les assassins des 13 jeunes Sénégalais qui ont été massacrés le 6 janvier 2018. A Dakar, le collectif des cadres casamançais dénonce le pillage du bois par une véritable mafia qui serait à l'origine de ce drame.

  • Chagrin colère après massacre en Casamance.
    Chagrin et colère après le massacre en Casamance.

    La thèse d'un dérapage semble être privilégiée par le collectif des cadres casamançais qui a tenu une conférence de presse à Dakar pour exprimer son indignation et pour rendre hommage aux victimes. Le collectif estime qu'à l'origine de ce drame, il y a le pillage du bois organisé par une véritable mafia. «Il semblerait que ce soit le MFDC (mouvement rebelle) qui ait demandé à ses membres d'essayer de voir comment faire pour arrêter le massacre des forêts de Casamance. Apparemment, il y a eu dérapage», a déclaré le président du collectif. Celui-ci est disposé à fournir au procureur, s'il le souhaite, des noms de certains membres de cette mafia qui s'est installée en Casamance et qui pille les forêts depuis plus de dix ans, en toute impunité. © Photo AFP/Diallo