LA PHOTO. «La route soudanaise» en Centrafrique, route du racket et des trafics

Par Géopolis (avec AFP) | Publié le 16/01/2018 à 11H40

Sur cette route commerciale dite «soudanaise», le centre d'analyse belge, l'IPIS, a relevé 64 check-points d'hommes armés, toutes affiliations confondues, qui sont autant de points de «taxation» pour les transporteurs.

  • La route tous rackets...
    La route de tous les rackets...

    Aujourd'hui, le commerce désenclave des régions où une personne sur deux a besoin d'une aide humanitaire, selon l'ONU, mais en fait un nouveau piège géopolitique, où le négoce devient nerf de la guerre. Un récent rapport du centre d'analyse belge, l'IPIS, estime qu'il y a plus de check-points en RCA, détenus par les groupes armés de l'ancienne coalition pro-musulmane de la Séléka (140), que par d'autres groupes armés, dont les antibalaka (55), milices pro-chrétiennes autoproclamées d'autodéfense. Le think-thank estime dans son rapport que les groupes de l'ex-Séléka gagnent environ 192 millions de francs par an (environ 300.000 euros) en prélevant une «taxe» sur chaque camion. Entre le Soudan et la Centrafrique, d'autres denrées circulent: du bambou (dont la taxation rapporterait 2 millions d'euros par an au FPRC selon l'IPIS), et les armes. © ALEXIS HUGUET / AFP