LA PHOTO. Les mannequins africains sont à la mode

Par Laurent Filippi | Publié le 21/01/2018 à 12H22

Il n’est plus rare de voir des mannequins africains sur les podiums des grands défilés internationaux. Pour la première en 2017, aux défilés printemps-été (New York, Paris, Londres, Milan), un quart n'étaient pas blancs. 10% étaient noirs. Si les mannequins africains s'exportent bien, ils travaillent aussi sur le continent, où les capitales sont devenues des rendez-vous importants de la mode.

  • Cours défilé à l'agence Fatim Sidimé top model ivoirienne.
    Cours de défilé à l'agence de Fatim Sidimé, top model ivoirienne.

    Beaucoup de jeunes Africains n’hésitent pas quand ils le peuvent à se payer des formations pour apprendre le métier. 15.000 FCFA (23 euros) par mois pour une formation de 6 mois chez Fatim Sidimé. Tous rêvent d’être sur les podiums car un mannequin reconnu peut gagner entre 100.000 et 200.000 FCFA selon le styliste. Mais le métier sur le continent n'est pas toujours rémunérateur. Jean-Paul Daffot, le top model masculin le plus demandé en Côte d'Ivoire, doit exercer un deuxième métier pour vivre. Et si Mandjalia Gbané, Miss Côte d'Ivoire 2017, peut s'offrir un an sans défiler grâce à son titre, elle raconte qu’«il y a beaucoup de problèmes (…). On a parfois du mal à se faire payer.» Ainsi, des mannequins peuvent défiler pour 10 fois moins ou «pour rien ou des promesses», explique-t-on dans le secteur. © Sia Kambou / AFP