LA PHOTO. Manifestants anti-Kabila à Kinshasa

Par Pierre Magnan | Publié le 01/01/2018 à 11H29, mis à jour le 01/01/2018 à 13H31

Huit personnes ont trouvé la mort le 31 décembre 2017 en République démocratique du Congo, et une centaine d'autres ont été arrêtées, en marge de manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat s'est officiellement achevé en décembre... 2016. Des élections étaient prévues en 2017. Elles semblent repoussées à la fin 2018.

  • Kabila dégage
    Kabila dégage

    Ces manifestants brandissent des pancartes disant «Kabila dégage» et «Transition sans Kabila», à Kinshasa le 30 novembre 2017, au cours d'une journée de protestation organisée par les partis d'opposition pour exiger le départ du président Kabila, au pouvoir depuis 2001. Le règne prolongé de ce dernier a déjà donné lieu à des manifestations de rue et à une répression sanglante. Des élections devaient avoir lieu à la fin de 2017 dans le cadre d'un accord avec l'opposition visant à éviter les effusions de sang. Mais la date a, depuis, été repoussée à décembre 2018, ce qui accentue encore les tensions. Le 31 décembre a été une journée sanglante en RDC puisque huit manifestants auraient trouvé la mort. Des marches contre le président avaient été organisées par l'opposition. Elles avaient été interdites par le régime. Les manifestants demandent au président de déclarer qu'il ne sera plus candidat. Ils veulent aussi un «calendrier électoral consensuel» à la place de l'actuel, qui prévoit des élections le 23 décembre 2018. Les autorités congolaises avaient coupé l'internet «pour des raisons de sécurité d'État» avant cette marche. © JUNIOR KANNAH / AFP