LA PHOTO. Nigeria: un 1er janvier joyeux à Abuja, malgré la pénurie d'essence

Par Laurent Ribadeau Dumas | Publié le 02/01/2018 à 10H54

Comme le reste du monde, le Nigeria a célébré le passage à l’année nouvelle. Petits et grands s’en sont donné à cœur joie. Mais l’insouciance momentanée des citoyens n’empêche pas les dirigeants de garder les yeux ouverts sur les problèmes quotidiens. Le président Buhari, dans son «adresse du 1er janvier», s’en est pris d’emblée aux responsables des «pénuries de carburant»…

  • 1er janvier heureux...
    1er janvier heureux...

    Le comble dans l’un des plus grands pays producteurs et exportateurs de pétrole: une pénurie de carburant est apparue à la fin de 2017. «Je suis attristé de constater que pour beaucoup (de nos compatriotes), Noël et le Jour de l’An ont été tout sauf joyeux et heureux», a déclaré le président nigérian dans son discours de la Saint-Sylvestre. «La conséquence a été que beaucoup n’ont pas pu se déplacer» pendant les fêtes, a ajouté Muhammadu Buhari. Mais, visiblement, dans la capitale fédérale Abuja, les enfants ne se sont pas laissés affecter par la sinistrose: comme ici, ces gamins qui s’amusent sur un château gonflable du Millennium park pendant les célébrations du 1er janvier. Ils sont sans doute à l’image des Nigérians dont le pays est «depuis longtemps en tête des pays les plus optimistes au monde, et ce malgré les violences» qui le ravagent, «la pauvreté omniprésente et la récession économique». Un cliché, cet optimisme? Pas pour le gouverneur de l’Etat de l’Imo, Rochas Okorocha, qui a carrément décidé de nommer un «ministère du Bonheur», nous raconte «Libération»... Un gouverneur connu pour ses «décisions farfelues qui font rire tout le pays, sauf ses contribuables.» © REUTERS/Afolabi Sotunde