LA PHOTO. Quand le sable du Sahara part… pour la Guyane et les Antilles

Par Laurent Ribadeau Dumas | Publié le 05/01/2018 à 12H13, mis à jour le 05/01/2018 à 12H13

Le 4 janvier 2018, la Guyane française a été placée en alerte en vue d’une dégradation de la qualité de l’air liée aux «brumes» de sable venues… du Sahara. Lesquelles sont transportées depuis l’Afrique par les vents.

  • Le sable Sahara en partance pour Amériques.
    Le sable du Sahara en partance pour les Amériques.

    Sur cette photo prise par la NASA, on aperçoit les côtes du Sahara et de la Mauritanie, avec, en bas à gauche, les îles du Cap-Vert. Tandis qu’une énorme masse de particules de sable, que les scientifiques appellent le Saharan Air Layer, quitte l’Afrique et traverse l’Atlantique pour arriver en Guyane et dans les Antilles françaises. Cette masse, arrachée aux dunes du désert par «les vents tourbillonnants et chauds du Sahara», est poussée par le régime des alizés, qui ont emmené les caravelles de Christophe Colomb en Amérique. Et, de nos jours, poussent les voiliers des courses transatlantiques comme la Route du Rhum. Ce phénomène est souvent décrit aux Antilles et en Guyane comme une véritable «saison des poussières», s’étendant en général de février à avril. Dans certains cas, il forme une «brume de sables» qui gêne la visibilité et perturbe la vie des personnes ayant des difficultés respiratoires. D’habitude assez court (un ou deux jours), il a surpris les scientifiques en ce début d’année par sa durée et son intensité. Certains se demandent si le phénomène ne s’aggrave pas en raison de l’effet de serre et du réchauffement climatique. Ce qui serait un signe de la progression de la désertification en Afrique. © NASA