LA PHOTO. RDC: risques élevés d'épidémie de choléra à Kinshasa

Par Pierre Magnan | Publié le 23/01/2018 à 13H17

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le 15 janvier qu'il y avait un risque élevé d'épidémie de choléra après les inondations qui touchent Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo. Au total, 803 cas suspects et 32 décès ont été enregistrés depuis le 25 novembre 2017 parmi les quelque 10 millions d'habitants de la capitale de RDC, troisième mégapole d'Afrique.


  • Jackie avec enfant sa famille à Kinshasa.
    Jackie, avec un enfant de sa famille à Kinshasa.

    Cette femme vient de perdre sa fille du choléra. Elle attend que la pluie cesse. Une pluie synonyme d'épidémie. La bactérie de cette «maladie des mains sales» s'attrape par «l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés», indique l'OMS. «L'approvisionnement en eau sûre et l'assainissement sont essentiels pour réduire la transmission du choléra», précise l'organisation internationale. Or, la capitale de la RDC a un système de traitement des eaux inadapté. Le débordement des eaux lié au manque de canalisation et l'accumulation des ordures domestiques, qui ralentissent l'évacuation des eaux, aggrave les risques d'inondations et de stagnation des eaux sales, et potentiellement contaminées. Le plus grand nombre de cas a été enregistré dans le quartier camp Luka, qui concentre tous ces problèmes: forte densité de population, voiries non-asphaltées et inondables, manque d'assainissement... Dans ce pays en crise, la maladie ne touche pas que la capitale. En septembre 2017, sur les 26 provinces que compte le pays, 20 ont été touchées par l’actuelle épidémie de choléra. © JOHN WESSELS / AFP