LA PHOTO. Togo: dans le nord du pays, des villages harcelés par l’armée

Par Laurent Filippi | Publié le 25/09/2017 à 16H02, mis à jour le 25/09/2017 à 16H02

Depuis les manifestations du 19 août 2017 dans le nord du Togo contre l’actuel président Faure Gnassingbé, la colère et la peur règnent dans de nombreuses villes. Kparatao, le village natal de Tikpi Atchadam, principal opposant au régime et organisateur de la contestation, n’est pas épargné. Les habitants sont excédés par le harcèlement quotidien de l’armée.

  • Les maisons sont fouillées par l'armée sans mandat perquisition.
    Les maisons sont fouillées par l'armée sans mandat de perquisition.

    Suite à la manifestation d’août dans cette région, auparavant considérée comme une chasse gardée du pouvoir, une coalition de 13 partis d'opposition a rejoint la contestation. Laquelle a gagné plusieurs villes du nord du pays: Dapaong, Mango, Kara et Bafilo. Les manifestations auraient déjà fait au moins quatre morts, dont un enfant, et des dizaines de blessés, précise GéopolisAfrique. L'opposition réclame des réformes institutionnelles et le départ du président Faure Gnassingbé qui a succédé à son père Eyadéma, au pouvoir depuis près de 40 ans. Tikpi Atchadam, fondateur en 2014 du Parti national panafricain, inconnu du grand public il y a encore quelques mois, est désigné aujourd’hui par les autorités togolaises comme un dangereux extrémiste. Si la plupart des partis d’opposition appellent à de nouvelles manifestations fin septembre, elles se disent prêtent à discuter avec le pouvoir. Tikpi Atchadam, lui, rejette tout dialogue. © PIE UTOMI EKPEI / AFP