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La République française récompense Michel Warschawski

Par Pierre Magnan@GeopolisAfrique | Publié le 11/12/2012 à 10H26, mis à jour le 11/12/2012 à 11H28

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Michel Warschawski lors de la réception du Prix des droits de l'Homme de la République française, en présence de Christiane Taubira. © PM

Les Prix 2012 des droits de l'Homme de la République française ont été remis le 10 décembre, par la ministre de la Justice, Christiane Taubira. Cinq ONG ont été récompensées dont le Centre d'information alternative, organisation israélo-palestinienne, dirigée par Michel Warschawski.

Ambiance feutrée dans les salons de la Chancellerie, pour la remise de ces prix, donnés par la La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH), organisme public rattaché au Premier ministre. Les prix étaient destinés à célébrer la «lutte contre l'impunité» et la «défense des droits économiques et sociaux et développement durable».

Loin du début de polémique sur ce choix, le discours de l’Israélien Michel Warschawski, responsable du Centre d'information alternative a bousculé l’atmosphère consensuelle qui a présidé à la remise de ces prix.

«Les crimes sont là»
Le lauréat a dénoncé les «violations des droits» qui «n’ont plus à être prouvées » dans son pays. «Les crimes sont là. Il y a des responsables. Nous avons des dossiers», a-t-il martelé en évoquant la situation dans les territoires occupés et regrettant que la justice israélienne n’intervienne pas et souhaitant que la justice internationale soit saisie.

Le responsable de l’organisation israélo-palestinienne a affirmé qu’il fallait «refuser l’impunité». Il a ajouté que «la réconciliation, c’est notre idéal, mais cela ne peut se faire que si la vérité est dite».

Applaudi par Stéphane Hessel, Michel Warshawski, a revendiqué le droit de «faire justice aux victimes» et de dénoncer «l’impunité, plus mauvais signe donné à nos enfants».

Stérilisation forcée des femmes Roms en Slovaquie
Les autres prix ont été attribués à quatre ONG. La slovaque du Centre pour les droits civils et les droits de l'Homme, qui lutte contre la stérilisation forcée des femmes Roms en Slovaquie, la franco-afghane Afghanistan libre ; l’association Ditshwanelo (Bostwana), qui a pour but de «promouvoir et faire progresser les droits socio-économiques des peuples indigènes du Botswana» et KMG (Ethiopie), qui veut notamment «mettre fin aux pratiques et coutumes discriminatoires à l'égard des femmes, des filles et des groupes sociaux marginalisés».
 
Dans une courte intervention, Christine Taubira a salué le travail de la commission. «Vous avez raison de distinguer des militants», a-t-elle lancé.

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Stéphane Hessel avec Christiane Taubira, sous le regard de Christine Lazerges, présidente de la CCNCDH © PM