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A Bruxelles 353 représentants de la société civile européenne siègent au Comité économique et social européen

Par Dominique Voegele@GeopolisAfrique | Publié le 28/10/2014 à 11H47, mis à jour le 28/11/2014 à 10H39

Bruxelles
© EP- 2014

Ils sont effectivement 353 membres issus de cette fameuse société civile, entrepreneurs, salariés, syndicalistes ou issus du monde des associations et de la culture. 353 européens nommés pour 5 ans et chargés d’influer sur les décisions et les choix des politiques et des fonctionnaires européens. Un rôle méconnu et pourtant fort utile.

Si le Comité économique et social européen est discret, il existe pourtant dès le Traité de Rome. Dès 1957 on a pensé à associer le monde socio économique à la réalisation de ce qui n’était à l’époque que le Marché Commun. Et puis cette institution consultative prendra  de plus en plus d’importance au fil des nouveaux traités européens. Celui de Maastricht par exemple, oblige désormais la Commission européenne mais a aussi le Conseil donc les Etats membres représentés par leur ministre à consulter le Comité lorsqu’il s’agit d’environnement ou de politique régionale.

Le Comité peut aussi s’autosaisir et produit en moyenne 170 travaux par an. Les conseillers siègent en plénière (en général 9 sessions par an). Le Comité est actuellement présidé par un français Henri Malosse. Un Président très rock and roll…Sa profession de foi sur la bannière de son blog, « Wind of change »…Ca vous rappelle quelque chose ? Eh oui, la chanson des Scorpions, signe des temps où le mur de Berlin s’écroulait !
Quelques explications supplémentaires avec Rudy Aernoudt, le directeur de cabinet du président. Il voit dans ce Comité la maison du citoyen européen.

Le Comité économique et social européen, c'est avant tout la maison des citoyens européens. Rudy Aernoudt, chef de cabinet du Président  sait trouver les mots qu'il faut pour défendre son institution.


Se rapprocher encore plus du citoyen, l’une des clefs de la réussite et du Fonctionnement du Comité réside sans doute dans cette démarche. Certes avec quelques 800 fonctionnaires, le Comité possède de nombreuses têtes pensantes mais et Rudy Aernoudt le dit bien, c’est le contact terrain, les initiatives d’actualité comme cette lutte contre le gaspillage alimentaire qui permettront au Comité d’acquérir une meilleure visibilité. Et plus visible, il sera sans doute plus écouté…
 
Un moment opportun

 
Au moment où l’on dit, qu’il faut que l’Europe s’occupe des vrais problèmes et non pas des détails, la voix des socio professionnels mérite en effet d’être plus portée. Gageons que Jean-Claude Juncker le nouveau président de la Commission européenne, désireux justement si l’on en croit ses dires d’aller avec son équipe à l’essentiel portera une oreille attentive aux avis du Comité économique et social européen.
Il y a là, comme l’exprime le vocabulaire sportif, un coup à jouer pour le Comité.