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Politique,  Libye

LA VIDEO. Libye: une union impossible?

Par Eléonore Abou Ez@GeopolisAfrique | Publié le 21/06/2017 à 12H15

Le Premier ministre gouvernement Tripoli Le maréchal Haftar
Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, et Fayez al-Sarra, Premier ministre du gouvernement d'«union nationale» de Tripoli.   © STRINGER / AFP

Depuis la mort du colonel Kadhafi, tué en octobre 2011, la Libye est plongée dans le chaos: affrontements entre milices, enlèvements, trafic de migrants et menace djihadiste avec Daech. Malgré la mise en place d'un gouvernement d'«union nationale», le pays est plus que jamais divisé.


Une transition ratée
Après la chute du régime, Il n y a pas eu de réconciliation entre les Libyens. Ceux qui ont fait la révolution pour en finir avec la dictature ont gardé les armes et se sont transformés en milices.

«A qui on va rendre les armes? Est-ce qu’il y a un Etat, une armée nationale qui protège nos frontières? Ils n’ont ni l’organisation, ni la capacité de désarmer. Il y a encore des menaces et des affrontements avec des fidèles de Kadhafi», déclarait en juillet 2012 Mokhtar, un ancien chef de guerre.

D’un autre côté, les tribus et les clans, qui ont soutenu Kadhafi pendant plus de 40 ans, ont été marginalisés et ne trouvaient plus leur place dans la nouvelle Libye.
 

«C'est quoi au juste», par Eléonore Abou Ez, vidéo mise en ligne le 16 juin 2017.

Un pouvoir central absent  
L’organisation d’élections dans un contexte de violences et de suspicion n’a pas permis de mettre en place un pouvoir politique central et stable.

Aujourd’hui, la Libye est divisée en deux.
A l’ouest: le gouvernement d’union de Fayez Sarraj, basé à Tripoli. Il est reconnu par la communauté internationale et soutenu par la plus importante milice du pays.
A l’Est: la région la plus riche en pétrole est sous le contrôle d’un militaire. Le maréchal Haftar, qui se veut le nouvel homme fort du pays. Il est guerre contre les groupes islamistes.
 
La menace de Daech
L’organisation Etat islamique a profité du désordre généralisé pour s’implanter en Libye dès 2014 et compliquer encore plus la situation.
La communauté internationale, qui a aidé les Libyens à se débarrasser de leur dictateur, les a laissés seuls sur le chemin de la démocratie. Elle a du mal aujourd’hui à trouver une solution politique.