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Solidarité, humanité: le Comité économique et social européen demande à l'Europe d'être plus présente face aux drames des migrants

Par Dominique Voegele@GeopolisAfrique | Publié le 12/05/2015 à 13H15, mis à jour le 12/05/2015 à 15H37

17000 noms 17000 morts...
Sur cette bande de papier de 100 mètres de long, 17000 morts, ils voulaient rejoindre l'Europe. © EP-2015

Avec les drames répétés en Méditerranée, les milliers de morts qui voulaient simplement quitter les guerres ou la pauvreté, c’est toute l’Europe qui doit s’interroger. Car des premières catastrophes, nous n’avons rien appris. Et le récent sommet des chefs d’état et de gouvernements n’incite vraiment pas à l’optimisme. Une nouvelle voix s’est élevée, celle de la société civile européenne.

Elle est représentée par le Comité Economique et Social européen, une institution consultative européenne ; Avec 353 membres issus aussi bien du monde de l’entreprise, que des syndicats, du monde agricole ou associatif, le Comité au travers de ses avis permet souvent d’infléchir un peu, certaines politiques de l’Union. Mais là, il ne s’agit plus d’un avis, mais bien d’un coup de gueule. Il faut que l’Europe, face à toutes ces tragédies, dépasse la réflexion simplement sécuritaire. Il faut une politique migratoire commune, avec une approche humanitaire, une solidarité européenne et un vrai partage des responsabilités.

Ce n’est pas gagné lorsque l’on sait que 12 pays membres de l’Union européenne ont refusé de participer à une augmentation des moyens de l’opération Triton, ce n’est pas gagné lorsque l’on sait que plusieurs propositions de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne ont été retoquées lors de ce sommet.

Alors quelles sont les demandes, les volontés et les déceptions du Comité Economique et Social européen ?
Les réponses d’Henri Mallosse, le président du CESE qui rappelle aussi la légitimité de la parole du CESE en la matière.

Henri Malosse est le Président du Comité économique et social européen.Représentante en partie des ONG, l'institution s'est émue devant les tragédies qui se succèdent en Méditerranée.

Déception donc, mais aussi volonté d’avancer. Ce n’est pas d’hier, que le CESE s’occupe de ce problème et de la Méditerranée. Depuis le printemps arabe, il s’agit d’une vraie préoccupation de l’institution. Et il y a l’urgence, et il y une politique européenne d’asile et d’immigration à définir.

Pour le Président du Comité économique et social européen, il faut agir vite et créer des structures d'accueil.

La Commission européenne présente le 13 mai ses propositions pour une politique européenne. On verra si ces propositions constituent une avancée notable. Et l’on verra aussi ce qu’il en restera après examen par les Etats… Déjà le plan en 10 points qui avait été proposé juste avant le sommet extraordinaire du 23 avril dernier avait été quasiment ignoré par les chefs d’états et de gouvernements.