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Le Ghana, nouveau paradis du surf ?

Par Géopolis (avec AFP) @GeopolisAfrique | Publié le 10/07/2017 à 11H30

Un surfeur à Kokrobite Beach 18 juin 2017
Un surfeur à Kokrobite Beach, le 18 juin 2017 © RUTH MCDOWALL / AFP

Selon la Banque mondiale, près de 900.000 touristes ont visité le pays en 2015. C’est dix fois moins qu'en Afrique du Sud. Et pourtant le pays a tout pour plaire et notamment 550 kilomètres de côtes sauvages et de belles vagues qui appellent les surfeurs.


«Ce qu'il y a de plus merveilleux dans le fait de surfer au Ghana, c'est que nous avons des vagues de classe mondiale qui plaisent aux débutants et aux intermédiaires, le tout sur des plages désertes», s'enthousiasme Brett Davies. Propriétaire d'une école de surf, ce Britannique de 42 ans rêve de transformer cette ville côtière d'Afrique de l'Ouest en un spot de surf mondialement connu et booster ainsi le secteur touristique et l'économie ghanéenne.
 
Rendre le surf populaire
Passionné de surf, Brett Davies organise chaque année une compétition internationale en juin à Kokrobite, à 30 kilmètres d’Accra.
L’occasion aussi de rendre ce sport plus populaire.

Emmanuel Ansah, un Ghanéen de 19 ans, a découvert la planche il y a 5 ans et participe depuis aux compétitions. «J’étais tellement heureux, c’était comme avoir une nouvelle petite amie», raconte-t-il à l’AFP.  
Il aspire à représenter un jour son pays dans des compétitions à l'étranger et veut lui aussi faire du Ghana une destination privilégiée de surf.

Surfeur au Ghana
Le surfeur ghanéen Emmanuel Ansah à Kokrobite Beach, au Ghana, le 18 juin 2017. © RUTH MCDOWALL / AFP

Un potentiel énorme
Avec 550 kilomètres de côtes préservées, de plages de sable blanc bordées de palmiers, «le surf a un potentiel énorme», explique Gilbert Abeiku Aggrey, un spécialiste du tourisme au Ghana. «Il y a encore tout à faire sur nos plages», précise-t-il.

Le surf pourrait être un plus pour attirer les visiteurs. En 2015, il y a eu 897.000 touristes. Ils pourraient dépasser le million cette année voire les deux millions d'ici 2027, selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC).  
 
Projets de développement
Le nouveau gouvernement ghanéen, arrivé à la tête du pays en janvier 2017, veut s'appuyer sur le tourisme pour faire prospérer le front de mer d'Accra, pauvre et sous-développé.
Il a conçu un projet d'aménagement de 100 hectares du littoral en y implantant des centres commerciaux, des parcs d'attraction ou encore un casino.
 
Faire venir les surfeurs
Au Ghana, les touristes sont généralement attirés par les parcs nationaux et les nombreuses chutes d'eau, ainsi que les forts côtiers, anciens lieux de transit des esclaves pendant la traite négrière, à l'instar de celui de Cape Coast, un site inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Le surf serait un bon argument pour faire venir les sportifs tentés par la planche et des vagues accessibles à tous.