Le Kushti, la lutte indienne : un sport et un art de vivre

Par Laurent Filippi | Publié le 11/05/2017 à 17H35

En Inde, le Kushti appelé aussi Pehlwani est la forme traditionnelle de la lutte indienne. Aujourd’hui, ce sport est moins pratiqué par la jeunesse qui préfère le football. Mais il continue d’avoir de nombreux adeptes à travers le pays. Plus qu’un sport, c’est un véritable art de vivre et une quête spirituelle.

9 photos de Bi Xiaoyang illustrent ce propos

  • Cette forme lutte puise ses origines en Perse.
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    Cette forme de lutte puise ses origines en Perse.

    Vieille de dix siècles, elle s’est propagée jusqu'en Inde sous la domination des Moghols (1526-1857). Babur, le premier empereur moghol, la pratiquait déjà. Cet art martial s’est alors mêlé à une autre forme de lutte, le malla-yuddha, pour devenir le kushti que l’on pratique encore aujourd’hui.  © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA

  • Les périodes formation pour devenir lutteur professionnel
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    Les périodes de formation pour devenir lutteur professionnel,

    durent souvent plusieurs mois et s’étalent sur plusieurs années. Les pratiquants vivent alors comme des ascètes. Pas d’alcool, pas de tabac et pas de sexe. L’alimentation est strictement contrôlée : amandes mélangées à du lait, ghi (beurre clarifié), œufs, galettes de pain, bananes et parfois viande. Le réveil a lieu à 3 heures du matin et le coucher à 20 heures. © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA

  • Si lutte peut s’apprendre dès l’âge six ans
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    Si la lutte peut s’apprendre dès l’âge de six ans,

    la grande majorité des pratiquants la commence à l’adolescence où ils sont envoyés dans un akhara, une école de lutte équivalente aux dojos japonais. Les instructeurs sont pour la plupart des adultes qui peuvent parfois être âgés de 70 ans. © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA

  • Les exercices d’échauffement
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    Les exercices d’échauffement

    sont un mélange de mouvements de yoga, de gymnastique et d’exercices de musculation. Comme dans tous les arts martiaux, l’important n’est pas la force physique.  © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA

  • Les pelwhans lutteurs sont vêtus d'un simple langot pagne.
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    Les pelwhans (lutteurs) sont vêtus d'un simple langot (pagne).

    Avant de commencer le combat, chaque lutteur recouvre le corps de son adversaire de terre ocre ou rouge mélangée à du sel, du citron, et du ghi, pour avoir une meilleure prise.  © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA

  • Les combats s’effectuent dans arène carrée ou circulaire.
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    Les combats s’effectuent dans une arène carrée ou circulaire.

    Le sol est fait de terre battue et d'argile. De l’huile et de l’eau y sont ajoutées pour rendre la terre plus souple. Pour éviter que les athlètes ne se blessent, les pierres sont soigneusement retirées. © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA

  • Le combat corps-à-corps abolit différences classes.
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    Le combat corps-à-corps abolit les différences de classes.

    Fils de bonne famille ou de paysans, quelle que soit sa caste, chacun doit respecter l’autre. L’agressivité est strictement bannie.  © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA

  • Les combats durent demi-heure
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    Les combats durent une demi-heure

    et peuvent parfois être prolongés de dix minutes. Le but est de faire toucher au sol les deux épaules et les hanches de son adversaire. Il est interdit de frapper. A la fin, le massage mutuel fait partie intégrante du rituel. © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA

  • Certains jeunes veulent devenir lutteurs professionnels
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    Certains jeunes veulent devenir lutteurs professionnels

    et accéder à un niveau international. Après avoir abandonné le sport, beaucoup espèrent obtenir les postes de fonctionnaires qu’offrent le gouvernement à ses anciens athlètes. Mais les postes sont rares et la plupart finiront agents de sécurité ou vendeurs. D’autres, plus chanceux rejoindront des clubs de sports. © Bi Xiaoyang/ Xinhua/SIPA