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Le nord du Mozambique sous la menace des islamistes

Par Jacques Deveaux@GeopolisAfrique | Publié le 30/03/2018 à 09H28, mis à jour le 30/03/2018 à 09H28

Une mosquée détruite au Mozambique
Les autorités du Mzambique on fait détruire une mosquée aux enseignements jugés extrêmistes dans la ville de Mocimboa da Praia. 

Les autorités de Maputo minimisent les faits. Pourtant au nord du pays, l’influence islamiste se fait sentir. Les Shebab ne sont pas présent physiquement, mais leur idéologie influence clairement de jeunes mozambicains.


Au nord du Mozambique, la menace islamiste se fait de plus en plus pressante. Fin 2017, à Mocimboa da Praia, des jeunes ont attaqué un poste de police et une caserne. Bilan: deux morts du côté des forces de l’ordre et une dizaine d’assaillants tués. Selon un responsable local cité par Libération, il faudra deux jours de combat et des renforts pour reprendre la ville tombée aux mains des terroristes.

Et surtout, désormais, la consternation règne dans la localité. Des habitants mettent en cause un endoctrinement islamiste venu de Somalie. Ces jeunes se font appeler Al-Shabab, mais selon les autorités, aucun lien avec les Shebab de Somalie n’est avéré.
 
Pourtan,t la mosquée où les jeunes pratiquaient a été rasée par le pouvoir central. Il reconnaït ainsi implicitement une  incrustation de l’extrémisme musulman, ce que les chefs religieux reconnaissent. L'un d'eux, Amadi Mboni précise que l’alerte avait été lancée, mais le mouvement islamiste n'a pas été interdit.

Reportage AFP vidéo mis en ligne le 29 mars 2018.

Ici comme ailleurs, l’islamisme a surfé sur la pauvreté et la misère dans cette région oubliée du pouvoir central. Au point que la population a relayé les idées extrémistes. Et désormais, des groupes armés vivent dans la forêt, menaçant les populations. On parle même de kidnappings.

Une menace minimisée par le pouvoir central. Pour le gouvernement  la situation est sous contrôle ce que démentent les habitants des villages voisins. Ils se disent menacés quand ils travaillent aux champs. L’un d’eux est mort lors d’une attaque et des cases ont été incendiées.